NEOM : Le début c'est la fin !

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lundi 6 juin 2011

Libye : Jacques Vergès et Roland Dumas déposeront plainte contre Nicolas Sarkozy



Jacques Vergès (à gauche) et Roland Dumas.Jacques Vergès (à gauche) et Roland Dumas.

Libye : Jacques Vergès et Roland Dumas déposeront plainte contre Nicolas Sarkozy


Deux célèbres avocats français, l'ancien ministre Roland Dumas et Jacques Vergès, ont annoncé dimanche à Tripoli qu'ils comptaient déposer plainte contre le Président français, Nicolas Sarkozy, pour « crimes contre l'humanité » en Libye.

Au cours d'une conférence de presse à Tripoli, un représentant du ministère libyen de la Justice a indiqué que les deux avocats s'étaient portés volontaires pour soutenir une plainte des familles des « victimes des bombardements de l'OTAN » contre le Président Sarkozy, dont le pays a pris la tête des opérations de la coalition internationale en Libye. « Les deux avocats vont porter plainte au nom des familles libyennes devant les tribunaux français », a déclaré Ibrahim Boukhzam, en présence d'une trentaine de représentants de familles qui ont signé des procurations aux deux avocats.

Maître Dumas, ancien ministre socialiste, a indiqué avoir été « stupéfait de constater que cette mission [de l'OTAN] qui vise à protéger les civils est en train de les tuer ». Il a dénoncé « une agression brutale contre un pays souverain ». Qualifiant les pays de l'Alliance atlantique d' « assassins », Maître Vergès a fustigé de son côté un « État français conduit par des voyous et des assassins ». « Nous allons briser le mur du silence », a-t-il ajouté. A l'issue d'une visite de deux jours en Libye, les deux avocats ont indiqué qu'ils allaient commencer les procédures juridiques pour le dépôt de la plainte, dès leur retour à Paris le lundi 30 mai.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/libye-jacques-verges-et-roland-dumas-deposeront-plainte-contre-nicolas-sarkozy-0743.html

mercredi 1 juin 2011

La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis (2/3)


La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis (2/3)


L’avertissement envoyé par les Chinois à Washington est survenu juste après la déclaration du Premier ministre Youssouf Raza Gilani au parlement pakistanais : « Ne laissons personne tirer les mauvaises conclusions. Toute attaque contre les acquis stratégiques pakistanais, qu’elle soit visible ou cachée, trouvera une réponse appropriée… Le Pakistan se réserve le droit de contre-attaquer avec force. Personne ne devrait sous-estimer la motivation et la capacité de notre nation et de ses forces armées à défendre notre patrie sacrée. » (New York Post, 9 mai 2011). Une telle menace de représailles venant d’une puissance nucléaire comme le Pakistan doit absolument être prise au sérieux, même par les va-t-en-guerre les plus acharnés au sein de l’administration Obama.

Les acquis stratégiques dont parle Gilani sont les armes nucléaires pakistanaises qui forment la clef de la dissuasion pour parer toute éventuelle attaque de la part de l’Inde, dans le cadre de l’accord de coopération nucléaire entre les États-Unis et l’Inde. Les forces armées américaines en Afghanistan n’ont pas réussi à tenir secret leur vaste plan de saisie et de démantèlement des armes nucléaires pakistanaises. Selon un reportage de Fox News en 2009, « Les États-Unis ont mis au point un plan détaillé pour infiltrer le Pakistan et s’emparer de son arsenal de têtes nucléaires mobiles, s’il apparaissait que le pays était sur le point de tomber entre les mains des Talibans, d’Al-Qaïda, ou de tout autre mouvement extrémiste islamique. » Ce plan a été élaboré par le général Stanley Mc Chrystal lorsqu’il était à la tête du commandement des opérations spéciales de Fort Bragg en Caroline du Nord. Ce commandement qui est directement impliqué apparemment dans l’opération Ben Laden, est composé de l’Army Delta Force, des Navy Seals et d’une unité spéciale de renseignement high-tech, connue sous le nom de « Task Force Orange ». « De petites unités doivent se saisir des armes nucléaires pakistanaises, les neutraliser avant de les rassembler dans un endroit sécurisé », a déclaré une source citée par Rowan Scarborough, Fox News, 14 mai 2009.

Obama a déjà donné son aval à une attaque furtive contre les armes nucléaires pakistanaises. Comme l’écrit le Sunday Express de Londres, Obama a déjà approuvé une action agressive en ces termes : « Les troupes américaines seront déployées au Pakistan si les installations nucléaires de cette nation menacent de passer sous le contrôle de terroristes désireux de venger la mort de Ben Laden [...] Le plan, qui pourrait être activé sans le consentement du président Zardari, a provoqué la colère des officiels pakistanais [...] Obama donnerait l’ordre de parachuter des troupes pour sécuriser les sites clefs de missiles nucléaires. Ceci inclut le quartier général de la base aérienne de Sargodha, qui abrite des F-16 de combat dotés d’au moins 80 missiles balistiques à têtes nucléaires. » D’après les officiels américains, « le plan a reçu le feu vert, et le président a déjà manifesté son intention de déployer des troupes au sol au Pakistan s’il pense que cela est important pour la sécurité nationale. », Sunday Express, le 15 mai 2011.

L’extrême tension sur cette affaire met en évidence la politique de la corde raide et l’incroyable folie aventurière d’Obama et de son raid unilatéral du 1er mai qui aurait tout aussi bien pu être interprété par les autorités pakistanaises comme l’attaque promise contre ses installations nucléaires. D’après le New York Times, Obama savait pertinemment qu’il encourait un conflit immédiat avec le Pakistan, mais a insisté « pour que le commando chargé de l’opération Ben Laden soit suffisamment puissant pour pouvoir se battre et sortir du pays s’il était confronté à des forces de police ou à des troupes locales hostiles ». Le conflit armé entre les forces américaines et pakistanaises a subi une escalade le 17 mai, quand un hélicoptère de l’OTAN a violé l’espace aérien pakistanais au Waziristan. Les forces pakistanaises étaient en état d’alerte maximale et ont immédiatement ouvert le feu. L’hélicoptère américain a répondu par des tirs. Deux soldats postés dans la zone frontalière de Datta Khel ont été blessés.

Une riposte pakistanaise à cette incursion a peut-être eu lieu à Peshawar, le 20 mai, lorsqu’une voiture piégée a apparemment pris pour cible un convoi de deux véhicules du consulat des États-Unis, ne causant que des dégâts matériels sans faire de victimes côté américain. Un passant pakistanais a été tué et plusieurs personnes blessées. Sur le front de la guerre des services secrets, la chaîne de télévision Ary One a dévoilé le nom du chef de l’antenne de la CIA à Islamabad, ce qui en fait le deuxième chef-espion en place à voir sa couverture révélée en moins de six mois.

Le représentant spécial américain en Afghanistan et au Pakistan, Marc Grossman, remplaçant de feu Richard Holbrooke, a rejeté de manière arrogante, le 19 mai, les appels du Pakistan exigeant que des opérations comme celle d’Abbottabad ne soient plus perpétrées sur son territoire. Se refusant à toute promesse de ce genre, Grossman a déclaré que les autorités pakistanaises n’avaient jamais demandé le respect de leurs frontières au cours de ces dernières années (The Nation, Pakistan, 20 mai 2011). Au beau milieu de cette crise diplomatique importante, l’Inde a surenchéri en programmant des manœuvres militaires provocatrices ciblant le Pakistan, tel cet exercice « Vijayee Bhava » (Soyons victorieux) qui s’est déroulé dans le désert de Thar au Rajasthan Nord. Cet exercice de guerre-éclair NBC (Nucléaire, Biologique, Chimique) implique le Second corps d’armée qui est « considéré comme la plus importante des trois formations d’attaque de l’armée indienne, et sa tâche est de diviser littéralement le Pakistan en deux, en cas de guerre totale déclarée entre les deux pays. », The Times of India, 10 mai 2011.

Le nouveau représentant spécial des États-Unis pour l’Afghanistan et le Pakistan, Marc Grossman, est un des faucons les plus durs de Washington. Connu pour ses liens avec les services israéliens, il a renforcé la collaboration entre la CIA, le Mossad et la RAW (Research and Analysis Wing). La CIA, la RAW et le Mossad ont créé ensemble de pseudos-Talibans. L’une des façons d’obtenir une provocation suffisante pour justifier une attaque américano-indienne contre le Pakistan serait par exemple une augmentation des actions terroristes attribuées à de soi-disant Talibans. Selon ce qu’en dit la presse dominante au Pakistan, la CIA, le Mossad israélien et la RAW indien ont créé leur propre version des Talibans sous la forme d’un gang terroriste qu’ils contrôlent et dirigent. Selon une source, « Les agents de la CIA ont infiltré les réseaux des Talibans et d’Al-Qaïda et ont créé leur propre force Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) dans le but de déstabiliser le Pakistan. » Le brigadier général Aslam Ghuman, ancien commandant régional de l’ISI au Penjab (L’ISI étant les services secrets pakistanais), a déclaré : « Au cours de ma visite aux États-Unis, j’ai appris que l’agence de renseignement Mossad, en connivence avec le RAW indien et sous la supervision directe de la CIA, voulait déstabiliser à tout prix le Pakistan. » Le double attentat à la bombe qui a tué 80 paramilitaires au Waziristan, la semaine dernière, a- t-il été perpétré par ce gang sous fausse bannière ?

D’après la même source, les services de renseignement russes ont révélé que « le contractant de la CIA, Raymond Davis, et son réseau ont fourni aux agents d’Al-Qaïda des armes nucléaires, chimiques et biologiques, de façon à ce que des installations militaires américaines puissent être ciblées et le Pakistan rendu responsable. » Davis, lui-même un vétéran des opérations spéciales, a été arrêté pour le meurtre de deux agents de l’ISI, mais a ensuite été libéré par le gouvernement pakistanais après une douteuse et bruyante campagne du Département d’État américain.



Auteur : Webster G. Tarpley, historien et journaliste américain.



Plan de l'article :

‣ partie 1/3

‣ partie 2/3

‣ partie 3/3 (prochainement)

http://www.partiantisioniste.com/actualites/la-chine-soutient-le-pakistan-face-aux-etats-unis-2-0740.html

Orient et Occident… Par Laurent James (Parousia)


Orient et Occident… Par Laurent James (Parousia)


Samedi dernier, un comité d’accueil pour le moins hostile à la transcendance, s’était invité devant le Fleurte Café de Rennes, afin de signifier son mécontentement face à la tenue d’une « réunion d’extrême-droite ». Aucun de ces cinquante bulots n’avait la moindre idée de la teneur de l’événement en question, bien sûr : il s’agissait tout bonnement d’un spectacle de lectures de Parousia, suivi d’une conférence sur l’ésotérisme révolutionnaire. Le front un peu lourd, le regard fuyant et buté, l’écharpe noire de traviole, les épaules graisseuses et les mains fébriles, tous ces gens se ressemblent un peu aux entournures : instinctivement grégaires, ils sont présents pour faire face à « l’extrême-droite contemporaine ». Ils ne savent pas vraiment de quoi ressort le spectacle contre lequel ils se battent, mais en revanche, ils savent très bien qu’il ne faut pas le laisser passer. Lorsqu’on leur pose la question, ils vous lâchent en vous regardant de côté : « c’est pas la peine de me parler, je sais qui vous êtes ». Ils ne sont pas véritablement haineux, même s’ils empêchent délibérément les assoiffés de métaphysique d’entrer dans le café, et s’ils donnent des gifles retentissantes à des passants qui ont le culot de refuser leur tract intitulé « Antifascisme – Guides Pratiques, n°1 : qui est vraiment Alain Soral ? ». Je serais presque heureux de trouver que ce tract ressemble à une fiche bricolage du Professeur Choron, mais l’absence radicale de tout humour profond teinte l’ensemble d’une bêtise noire et visqueuse à faire bailler un ornithorynque.

Ces « antifascistes » sont assez bêtes et un peu méchants, ni plus ni moins. Ce qui est intéressant, c’est d’observer leur réaction face à des êtres humains authentiques, c’est-à-dire des gens normaux qui commencent un peu à s’énerver quand on les emmerde pendant plus d’une heure en braillant comme des truies devant leur bar. Pour ma part, j’étais trop occupé par la mise en place technique des lectures et de la conférence (330 diapositives à synchroniser avec des sons, des musiques et des vidéos) pour me livrer pleinement aux échauffourées verbales. Je me suis tout de même agacé à un moment donné, quand un des gueulards en vint à me traiter d' « intellectuel parisien ». Merde alors ! Moi, un physicien marseillais ! Que l’on m’insulte de fasciste, je veux bien, mais d’intello parisien, ça jamais ! La tension grimpa alors jusqu’au plafond. Une demi-heure plus tard : tout rentra dans l’ordre et la justice.

Une très sainte alliance de Sri-lankais, d’Arabes musulmans, d’Hindous et de chrétiens johanniques vainquit le ramassis de Blancs athées et libertaires, au cours d’une bataille qui fut aussi courte que décisive. Ce fut, en somme, une excellente initiation aux thèses développées durant ma conférence : c’est l’union des spiritualités qui permettra de renverser l’Empire du Non-Etre. Orient contre Occident : la réalité physique et concrète de ce combat inaugurateur de l’Ere du Verseau commence à prendre chair dans les rues de notre pays. Les analyses de René Guénon se glissent aujourd’hui dans nos veines brûlantes de radicalité métapolitique. Je suis fier de combattre aux côtés d’Egalité & Réconciliation et du Parti Anti Sioniste, ces deux auberges gauloises où Don Quichotte accepterait volontiers de s’établir pour quelques nuits.

La France, c’est le pays illégitime : celui des bobos du centre-ville (cette Ile-de-France délocalisée), ceux qui veulent annuler votre réunion pour votre bien, ceux qui savent à votre place ce qui est bien pour vous et ce qui ne l’est pas, ceux qui courent se réfugier dans les bras des forces de l’ordre (qu’ils ne haïssent que tant qu’ils n’en ont pas besoin) en cas de défaite, ceux qui ont renversé la Tradition pour le bonheur des bourgeois, des banquiers et des journalistes, pour l’établissement du règne de la quantité.

La Gaule, c’est le pays réel : celui des mystiques au corps de pierre, ceux qui s’épaulent dans l’adversité au nom de Dieu, ceux qui placent leur instinct de la hiérarchie au service de la révolution intégrale, ceux qui enrichissent leur vision intérieure pour faire à nouveau émerger le principe de qualité dans les relations entre les êtres humains. Ceux qui savent qu’au final, c’est l’autorité spirituelle qui aura le dernier mot.


Source : Parousia (Blog)

http://www.partiantisioniste.com/actualites/orient-et-occident-0742.html

La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis (1/3)


La Chine soutient le Pakistan face aux États-Unis (1/3)


Venu à Pékin le 18 mai 2011 appeler la Chine au secours, le Premier ministre pakistanais s’est vu offrir 50 avions de chasse JF-17 pour défendre son pays en cas d’attaque américaine ou indienne. La Chine a officiellement mis en garde les États-Unis sur le fait que toute attaque de Washington contre le Pakistan serait interprétée comme un acte d’agression envers la Chine. Cet avertissement très direct constitue le premier ultimatum stratégique reçu par Washington, depuis plus d’un demi-siècle. Le dernier en date fut l’avertissement envoyé par l’URSS lors de la crise de Berlin entre 1958 et 1961. Ceci met en évidence le danger réel de guerre généralisée que représente la montée de la tension entre les États-Unis et le Pakistan.

Faisant suite aux rapports indiquant que la Chine avait demandé aux États-Unis de respecter la souveraineté du Pakistan dans les jours qui ont suivi « l’opération Ben Laden », le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Jiang Yu, a profité de la conférence de presse du 19 mai pour réaffirmer catégoriquement la volonté de Pékin que « la souveraineté et l’intégrité du territoire du Pakistan soient respectées ». D’après certaines sources diplomatiques pakistanaises citées par le Times of India, Pékin a « clairement prévenu qu’une attaque contre le Pakistan serait considérée comme une attaque contre la Chine ». Cet ultimatum aurait été adressé lors d’entretiens stratégiques et de pourparlers économiques qui ont eu lieu à Washington le 9 mai, et lors desquels la délégation chinoise était emmenée par le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan et le conseiller d’État Dai Bingguo (The Economic Time du 20 mai 2011).

Les avertissements de la Chine sont implicitement renforcés par sa force de frappe nucléaire, puisqu’elle possède quelque 66 missiles intercontinentaux dont plusieurs ont la capacité de frapper les États-Unis, en plus des 118 missiles de moyenne portée, 36 missiles lançables à partir de sous-marins, et de nombreux autres systèmes de missiles à courte portée. Pour les observateurs avertis, le soutien de la Chine est d’une importance cruciale pour le Pakistan, qui, sans lui, serait pris en tenaille entre les États-Unis et l’Inde. Si la pression des États-Unis et de l’Inde continue, le Pakistan pourra dire « La Chine est avec nous. Ne pensez pas que nous sommes isolés, nous avons une superpuissance potentielle avec nous », a déclaré le général en retraite et analyste politique Talat Massoud. La porte-parole chinoise, Jiang Yu, a déclaré lors de sa conférence de presse du 19 mai 2011 : « Nous sommes d’avis que le Pakistan, qui y a apporté une contribution importante, au prix d’énormes sacrifices, doit pouvoir bénéficier de la compréhension et du soutien de la communauté internationale dans ses efforts pour préserver la stabilité intérieure et réaliser le développement socio-économique et que l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Pakistan doivent être respectées. »

Venus à Washington le 9 mai 2011 pour participer au troisième cycle de Dialogue stratégique, économique Etats-Unis / Chine, la délégation emmenée par le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan et le conseiller d’État Dai Bingguo a apporté un ultimatum à l’administration Obama. Le vice-président Joe Biden et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton assistaient à cet entretien difficile. L’ultimatum chinois est survenu durant la visite à Pékin du Premier ministre pakistanais Youssouf Raza Gilani, pendant laquelle le gouvernement hôte a annoncé le transfert immédiat et sans frais de 50 avions de chasse à réaction dernier modèle JF-17 (Jane Perlez, The New York Times, 19 mai 2011).

Avant son départ, Gilani a souligné l’importance de l’alliance entre le Pakistan et la Chine en affirmant : « Nous sommes fiers de compter la Chine parmi nos meilleurs amis et de réaffirmer la confiance qui nous lie. La Chine pourra toujours compter sur le Pakistan pour être à ses côtés en toute circonstance… Quand nous disons que cette amitié est plus grande que l’Himalaya et plus profonde que les océans, cela décrit parfaitement l’essence de cette relation ». Ces remarques furent accueillies par des cris d’indignation des porte-paroles américains, notamment du sénateur républicain de l’Idaho, James E. Risch.

La crise diplomatique latente entre les États-Unis et le Pakistan a explosé avec force le 1er mai, après l’incursion unilatérale et non autorisée de commandos américains supposés avoir tué le fantomatique Oussama Ben Laden dans une maison fortifiée de la ville d’Abbottabad. Cette opération constitue une violation flagrante de la souveraineté du Pakistan. L’agenda de ce rodéo militaire réalisé pour attiser les tensions entre les deux pays, n’avait absolument rien à voir avec la prétendue guerre contre le terrorisme et tout à voir avec la visite au Pakistan fin mars, du Prince Bandar, le chef de la sécurité nationale saoudienne.

De cette visite a résulté une alliance immédiate entre Islamabad et Riyad. En effet, le Pakistan a promis de fournir des troupes pour mâter toute éventuelle révolution colorée concoctée par les États-Unis dans le royaume (saoudien), et d’offrir une protection nucléaire aux Saoudiens, les rendant ainsi moins vulnérables au racket américain menaçant de laisser l’Iran s’occuper du sort de la monarchie pétrolière. Un mouvement conjoint entre le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour briser la main mise de Washington dans la région, quoi que l’on pense de ces deux régimes, représenterait un coup fatal à l’empire américain déjà fragilisé en Asie du Sud.

Quant aux affirmations concernant le raid supposé sur Ben Laden, le 1er mai, il y a une masse de contradictions inextricables dans les explications qui changent d’un jour à l’autre. Une analyse de cette opération serait plutôt de la compétence de critiques littéraires ou d’œuvres théâtrales. Le seul fait solide et cohérent qui émerge de tout cela est que le Pakistan est devenu la cible majeure des États-Unis, ces derniers ayant, de fait, intensifié leur politique anti-pakistanaise mise en place depuis le tristement célèbre discours d’Obama, à West Point, le 1er décembre 2009.



Auteur : Webster G. Tarpley, historien et journaliste américain.



Plan de l'article :

‣ partie 1/3

‣ partie 2/3

‣ partie 3/3 (prochainement)

http://www.partiantisioniste.com/actualites/la-chine-soutient-le-pakistan-face-aux-etats-unis-1-0739.html

Bahreïn : Les forces de répression saoudiennes sont entraînées par Londres !


Bahreïn : Les forces de répression saoudiennes sont entraînées par Londres !


« Le gouvernement britannique a reconnu avoir entraîné des forces appartenant à la Garde nationale saoudienne qui sont entrées à Bahreïn pour réprimer les protestations populaires », a dévoilé samedi le quotidien britannique The Guardian. Dans un rapport intitulé « La Grande Bretagne entraîne les forces saoudiennes à mater le printemps arabe », le quotidien a affirmé que la délégation militaire britannique en Arabie Saoudite entraîne discrètement les troupes saoudiennes, y compris une formation pour faire face à la foule. Le quotidien a ajouté que « cela attiserait les accusations contre la coalition occidentale, selon lesquelles elle adopte un double langage sur la démocratie au Proche-Orient ».

Selon l'aveu même du secrétaire d'Etat britannique aux Forces armées, Nick Harvey, « les troupes saoudiennes déployées pour aider à réprimer les manifestations pro-démocratiques à Bahreïn pourraient inclure des éléments formés par la Grande-Bretagne ». « Il est possible que certains membres de la Garde nationale saoudienne qui ont été déployés à Bahreïn, pourraient avoir suivi une formation fournie par la mission militaire britannique », a déclaré Harvey.

En réaction, un groupe de députés, conduit par le représentant du Labour Party (parti travailliste), Katy Clark, ont appelé le gouvernement britannique à faire pression sur Bahreïn et l'Arabie saoudite pour mettre fin à la répression des manifestants et à suspendre les ventes d'armes à deux pays. Les députés ont soulevé, de même, une série de préoccupations concernant le rôle des troupes saoudiennes déployées à Bahreïn, suite à des rapports les impliquant dans des violations des droits de l'homme et dans le transfert de certains prisonniers en Arabie Saoudite.

Les femmes médecins, récemment libérées des prisons du régime des Al-Khalifa, ont révélé les mauvais traitements et les tortures qu’elles ont subis, dans les prisons bahreïnies. Selon l’une de ces médecins, qui a préféré garder l’anonymat, elle a été suspendue par les pieds, la tête en bas, et frappée violemment. Elle a ajouté que les agents la menaçaient de l’agresser sexuellement. Les forces bahreïnies accusent les médecins d’avoir soutenu les protestations, appelant à des réformes politiques dans ce petit royaume du Golfe.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/bahrein-les-forces-de-repression-saoudiennes-sont-entrainees-par-londres-0738.html

Libye : L’OTAN bombarde Tripoli !


Libye : L’OTAN bombarde Tripoli !


Les raids de l’OTAN sur Tripoli ont commencé vers 01H00 heure locale (23H00 GMT), mardi 24 mai. De nombreuses détonations ont secoué le centre de Tripoli, elles ont duré plus d'une demi-heure et ont été les plus violentes menées sur la capitale depuis le début de l'intervention de la coalition internationale en Libye le 19 mars : boules rouges dans le ciel, sifflements de bombes, vrombissement des avions de chasse volant à basse altitude, puis deux à trois explosions assourdissantes. La même succession s'est répétée à cinq ou six reprises durant l'attaque.

« Selon les informations dont nous disposons, il y a trois morts et 150 blessés », a déclaré le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, à bord du bus conduisant les journalistes vers l'hôpital de l'avenue Zawiya, non loin de l'hôtel. Il a ajouté que l'OTAN avait mené son attaque contre une caserne de la garde populaire, des unités de volontaires qui épaulent l'armée, non loin de la résidence de Mouammar Kadhafi. L'OTAN a affirmé, mardi, avoir frappé un entrepôt de véhicules militaires. La majorité des victimes sont des civils habitant à proximité, selon Ibrahim !

A la morgue de l'hôpital, trois corps gisaient sur des brancards, trois jeunes touchés gravement à la tête probablement par des éclats de bombes. Selon des témoins à l'hôpital, il s'agit de deux frères et d'un cousin. Ils habitaient l'avenue Essoug, pas très loin de la caserne visée dans le secteur de Bab al-Aziziya, résidence du colonel Kadhafi. « Ils étaient sortis après les premiers raids pour voir ce qui se passait. Mais ils ont été gravement touchés par les bombardements qui ont suivi », a indiqué un témoin, affirmant être leur voisin. Dans les autres salles de l'hôpital, des infirmiers s'affairaient autour d'une dizaine de blessés, la plupart aux jambes ou aux bras. « Des blessés ont été envoyés dans d'autres hôpitaux », a expliqué Ibrahim. « A Tripoli, nos maisons sont à proximité des casernes. Vous pouvez imaginer notre terreur et celle de nos familles à chaque fois qu'il y a des bombardements », a lancé Fathallah Salem, un habitant de l'avenue Essoug.

Quelques heures après l'annonce de Paris et de Londres d’envoyer des hélicoptères pour des frappes au sol « plus précises », l’OTAN a intensifié ses raids. Côté diplomatique, les Etats-Unis ont profité de la venue surprise lundi, dans la « capitale » de la rébellion Benghazi, du sous-secrétaire d'Etat chargé des affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, pour exhorter Mouammar Kadhafi à quitter son pays. Washington « reste engagé à protéger la population libyenne et estime que Kadhafi doit quitter le pouvoir et la Libye », a-t-il affirmé et il en a profité pour remettre à la rébellion une « invitation » officielle à ouvrir une représentation à Washington.

Avec la France et la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ont été les premiers de la coalition à intervenir, sur mandat de l'ONU, pour mettre fin à la répression sanglante de la révolte… De son côté, l’Union européenne a élevé le CNT (Conseil National de Transition) au rang d' « interlocuteur politique clé représentant les aspirations du peuple libyen »…

http://www.partiantisioniste.com/actualites/libye-l-otan-bombarde-tripoli-0737.html

Les sanctions occidentales violent la souveraineté de la Syrie !


Les sanctions occidentales violent la souveraineté de la Syrie !


Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a dénoncé lundi l'erreur commise par l'Union européenne, en décidant des sanctions contre le président syrien Bachar al-Assad et ses proches, qualifiant ces mesures de « nouvelle page noire » pour l'histoire de l'Europe. « Ils ont commis une erreur lorsqu'ils se sont attaqués au président, en adoptant des sanctions qui nuisent au peuple syrien » a dit Mouallem dans une interview à la télévision publique. « Aujourd'hui, les Européens ont ajouté une nouvelle page noire à leur histoire coloniale dans la région », a ajouté le ministre, avertissant que son pays « ne resterait pas silencieux face à ces mesures » et que l'Europe n'aurait à l'avenir aucun rôle dans son pays.

Après les Etats-Unis, l'Union européenne a décidé, lundi 23 mai, d'interdire tout visa et de geler les avoirs du président Assad. Les 27 ont également décrété un embargo sur les armes et suspendu l'aide au développement européenne. Ils ont appelé la Banque européenne d'investissement (BEI) à « ne pas approuver les opérations de financement en Syrie pour le moment ».

Réagissant à cette mesure européenne, un ancien ministre syrien a qualifié les sanctions occidentales contre son pays de violation à la souveraineté d’un pays indépendant, affirmant qu’elles étaient inutiles. Dans une interview à la chaîne télévisée iranienne Al Alam, l’ancien ministre Issa Darwich a indiqué que les sanctions européennes et américaines visent un pays membre des Nations Unies, qui jouit d’une immunité selon le droit international, ce qui fait des mesures occidentales contre le président Bachar al-Assad une insulte au peuple syrien et à tous les hommes libres de la planète. Il souligne que tous les pays européens ne sont pas en faveur de ces sanctions mais rappelle que la Syrie est un partenaire essentiel de certains pays d’Europe.

« Les sanctions occidentales contre la Syrie n’ont aucune valeur parce que le président et les responsables syriens ne possèdent aucun compte dans les banques européennes, et s’il y avait un compte et un seul, la presse occidentale l’aurait divulgué immédiatement. Quant aux Etats-Unis, ils imposent un embargo et des sanctions économiques sur la Syrie, depuis longtemps », a précisé M. Darwich. Il souligne que les Etats-Unis et la Syrie n’entretiennent pas de relations économiques et que son pays restera fort malgré toutes les pressions occidentales. M. Darwich souligne la politique occidentale de deux poids deux mesures dans ses relations avec les différents pays et son soutien à l’occupation et à ses crimes à Gaza et au Liban, sans oublier de mentionner les crimes américains commis en Irak et en Afghanistan.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/les-sanctions-occidentales-violent-la-souverainete-de-la-syrie-0735.html

jeudi 26 mai 2011

Syrie : Formés par l’Occident, des cybernautes syriens animent la contestation depuis l'Europe


Syrie : Formés par l’Occident, des cybernautes syriens animent la contestation depuis l'Europe


Le journaliste Vincent Jauvert a récemment publié un article dans le magazine « Le Nouvel Observateur », sur les réseaux secrets des cybernautes syriens vivant en Europe ou ayant été formé en Occident. Certains de ces cybernautes lui ont expliqué comment ils couvrent les mouvements de contestations en Syrie…

Depuis Stockholm, Fidaa al-Sayed alimente le principal site internet de l'opposition syrienne. Il fait sortir des images, des vidéos qui sont diffusées ensuite par toutes les chaînes de télévision du monde. Jauvert raconte que des cybernautes, tel Fidaa al-Sayed, ont monté des réseaux clandestins à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Le 28 avril, Fidaa al-Sayed est allé à Doha discuter avec les patrons de la chaîne Al-Jazeera. Son voyage était tenu secret, et sur place on lui a déroulé le tapis rouge. « Ils m'ont dit que désormais nous avions antenne ouverte. Ils espéraient que nous leurs réserverions nos vidéos les plus fortes, que nous ne les donnerions pas à la concurrence, Al-Arabiya ou BBC Arabie. » Les responsables de la chaîne Al-Jazeera lui ont conseillé de filmer des femmes et des enfants...

Vincent Jaubert ajoute que les militants ont été formés pour déjouer les pièges des services de renseignements syriens. Selon lui, quelques dizaines de cybernautes ont suivi des stages de protection informatique à l'étranger ces dernières années. Différentes fondations occidentales leur ont discrètement organisé des séminaires dans des pays voisins. En Jordanie, par exemple, l'ONG irlandaise Frontline leur a expliqué comment effacer des données à distance, échanger secrètement des e-mails ou stocker des fichiers sensibles, notamment des vidéos.

Rami Nakhle, vit à Beyrouth et a suivi un séminaire de ce type aux Etats-Unis, en février 2010. Oussama Monajed est l'un des premiers à avoir organisé l'entrée clandestine de matériels de communication en Syrie, avant même le début des contestations. Ce syrien de 31 ans vit à Londres, depuis 2005. Il a étudié les tactiques de lutte pacifique. Quelques mois avant le soulèvement, Oussama a, comme d'autres, organisé des séminaires sur ce thème pour quelques dizaines de Syriens de l'intérieur. Ces stages se sont tenus discrètement dans des pays où ses compatriotes n'ont pas besoin de visa, notamment en Turquie et en Jordanie. Beaucoup d’entre eux ont reçu des équipements de communication. « Mes amis et moi avons commencé à faire passer des modems satellites, des smartphones et des ordinateurs portables dès le mois de février », explique Oussama Monajed. Il assure que le réseau auquel il appartient, Shaam News (dont le site internet basé aux Etats-Unis a été ouvert fin février, c'est-à-dire trois semaines avant le début de la révolte) a introduit quelques centaines d'appareils en Syrie. Selon Oussama, ceux-ci ont été financés par des « businessmen de la diaspora » et non par le département d'Etat américain comme certains l'insinuent. Des « fourmis » auraient acheminé ces matériels clandestinement par les aéroports de province ou par les frontières de la Jordanie, du Liban et de la Turquie. « Ce n'était pas très compliqué », ajoute t-il.

A l'instar d'Oussama Monajed, un grand nombre syriens, de par le monde, ont monté leur propre réseau et ont transmis du matériel de communication en Syrie (en particulier des modems satellites Inmarsat, plus chers mais réputés moins repérables). A Riyad, en Arabie saoudite, Firas Atassi s'est chargé de la ville rebelle de Homs, près de la frontière libanaise, où sa famille est très connue. A Silver Springs, aux Etats-Unis, Ammar Abdulhamid, s'occupe plutôt de Damas, où il compte beaucoup d'amis. D’autres coordonnent leurs actions depuis l’Allemagne, la Turquie, le Liban, le Koweït et même l’Australie. En France, la tête de réseau est Amrou, en contact permanent avec Fidaa à Stockholm. Il est l'un des grands pourvoyeurs de vidéos sur le mouvement de contestation en Syrie sur internet et organise la transmission « live » sur Al-Jazeera d'images provenant de plusieurs villes syriennes. Dès 13 heures, le petit salon d'Amrou est rempli d'ordinateurs, d'iPhones et de cendriers fumants. L'étudiant est anxieux. Il attend des nouvelles de ses relais à Baniyas, l'une des principales villes en révolte. Il leur a fait parvenir des téléphones et des modems satellites, « offerts par un riche médecin de la diaspora », dit-il. « J'ai passé la nuit à expliquer à l'un de nos gars sur place comment télécharger Bambuser. » Bambuser est le logiciel miracle qui permet de transmettre en direct, via un téléphone, des images de grande qualité.

Un appel de Baniyas, sur Skype : « C'est fait, Oussama est sur le toit. La manif commence. Il va filmer. » Amrou appelle Doha, au Qatar. « Tout est en place », dit-il à son contact de la chaîne Al-Jazeera. Les premières images de la foule arrivent sur son ordinateur. Trois secondes plus tard, elles apparaissent à la télévision. Les millions de téléspectateurs découvrent en direct le « Vendredi de la colère » à Baniyas, via Bambuser et un deux-pièces en banlieue parisienne…

http://www.partiantisioniste.com/actualites/syrie-formes-par-l-occident-des-cybernautes-syriens-animent-la-contestation-depuis-l-europe-0733.html

Tout parlementaire américain doit soutenir la suprématie militaire d’Israël !


Tout parlementaire américain doit soutenir la suprématie militaire d’Israël !


Lors d’une interview sur la chaîne Press TV, Cynthia McKinney, une ancienne membre du Congrès américain, a affirmé que chaque candidat au Congrès est obligé de signer un acte d’engagement qui l’oblige à toujours soutenir la suprématie militaire d’Israël. Par cette signature, les futurs congressistes s’engagent également à accepter Jérusalem (Al Qods) comme capitale d’Israël.

« Vous vous engagez ainsi à voter les décisions et résolutions en termes d’appui à Israël et à sa suprématie militaire », a-t-elle ajouté. Toujours, selon cette ancienne congressiste américaine, si un candidat refuse de signer cet acte d’engagement, il ne pourra alors plus recevoir de sommes d’argent pour financer ses campagnes électorales. Rappelons que le Président américain Barack Obama a promis, lors de la réunion annuelle de l’AIPAC (principal lobby pro-israélien aux États-Unis) le 23 mai 2011, de toujours soutenir la suprématie militaire d’Israël au Proche-Orient…

http://www.partiantisioniste.com/actualites/tout-parlementaire-americain-doit-soutenir-la-suprematie-militaire-d-israel-0730.html

Nettoyante rejette la proposition d'Obama


Nettoyante rejette la proposition d'Obama


Face à Barack Obama qui le recevait dans son Bureau ovale, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rejeté vendredi 20 mai la proposition du Président américain espérant un futur État palestinien sur la base des lignes d'armistice de 1967.

« Si Israël est prêt à faire des compromis généreux pour la paix, il ne peut pas revenir aux lignes de 1967, car ces lignes sont indéfendables », exclut Netanyahou, infligeant un camouflet au dirigeant américain face aux journalistes et aux caméras. Et d'asséner, lyrique: « Une paix fondée sur des illusions se fracassera en définitive sur les rochers de la réalité du Moyen-Orient. La seule paix durable sera fondée sur la réalité, des faits intangibles. Pour qu'il y ait la paix, les Palestiniens devront accepter certaines réalités fondamentales. » Cette riposte, au cours de laquelle Barack Obama est resté impassible, est intervenue 24 heures après que le président américain eut irrité et déçu son allié en se prononçant pour la première fois pour un Etat palestinien sur la base des lignes de 1967, « avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord ». Une telle formule impliquerait de devoir négocier avec les Palestiniens l'annexion des blocs en échange de portions de territoire israélien alors qu'Israël considérait cette annexion comme acquise en cas d'accord de paix.

A l'issue d'une réunion d'environ deux heures à la Maison Blanche, Obama, qui ne parvient pas depuis plus de deux ans à relancer le processus de paix, a reconnu mais minimisé les désaccords entre les deux alliés. « Evidemment, il y a quelques différends entre nous sur des formulations et le langage, et ce genre de choses arrive entre amis, mais nous sommes complètement d'accord sur le fait qu'un vrai accord de paix ne peut être conclu que si Israël peut se défendre en définitive contre des menaces », tente-t-il de rassurer. De son côté, Netanyahou, revenant sur la réconciliation engagée par le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le mouvement islamique Hamas, a estimé que « le président Abbas avait un choix simple à faire. Il doit décider s'il (...) garde son pacte avec le Hamas ou s'il fait la paix avec Israël ». Les Palestiniens ont immédiatement dénoncé une « ingérence inacceptable » et demandé à Obama de faire pression sur Netanyahou. L'OLP a assuré qu'Israël devrait choisir entre les principes d'Obama et « la reconnaissance de la Palestine à l'ONU » en septembre. Une éventualité qui inquiète l'Etat hébreu et à laquelle le président américain s'est opposé, vendredi 20 mai. De son côté, le Hamas a estimé que la position énoncée par Netanyahou « prouvait l'absurdité des négociations avec Israël ».

Dimanche 22 mai, Barack Obama a prononcé un discours très attendu devant l’AIPAC, lobby pro-israélien des Etats-Unis. Il a renouvelé son soutien à la création d’un Etat palestinien reposant sur les frontières d’avant la guerre de 1967. Plusieurs fois applaudi, il a toutefois donné des gages aux Israéliens et à leurs soutiens aux Etats-Unis, leur précisant : « même si nous pouvons être en désaccord parfois, les liens entre les Etats-Unis et Israël sont inaltérables et l’engagement des Etats-Unis envers la sécurité d’Israël est inébranlable ».

http://www.partiantisioniste.com/actualites/netanyahou-rejette-la-proposition-d-obama-0729.html