NEOM : Le début c'est la fin !

NEOM : Le début c'est la fin !

samedi 9 octobre 2010




Opération séduction de l'ambassadeur des États-Unis en France, Charles Rivkin, accompagné de l'acteur afro-américain Samuel L. Jackson, dans une banlieue parisienne le 13 avril 2010.
Europe, Maghreb et Proche-Orient : La manoeuvre américaine



Depuis un certain temps et en particulier depuis la victoire d’Obama, les États-Unis se livrent à une politique d’approche et de captation dans le monde arabo-musulman. Les ambassades américaines s’activent auprès de certaines catégories de la population (étudiants, intellectuels, artistes, économistes, etc.) par de nombreux contacts, invitations aux États-Unis, projets culturels, etc., que ce soit au Maghreb ou au Moyen-Orient. Tout est mis en œuvre pour améliorer l’image des États-Unis auprès de populations généralement hostiles, compte tenu du soutien inconditionnel des administrations américaines successives à l’entité sioniste (Israël), sans parler des agressions contre l’Irak, l’Afghanistan et maintenant le Pakistan.

Tout cela s’inscrit dans une stratégie bien précise : trouver et influencer des interlocuteurs dans les pays arabes, en complément des gouvernements actuels soumis à Washington mais très largement discrédités. Ce n’est pas un hasard si cette opération de séduction a lieu sur fond de crise économique et de déficits permanents que traverse l’économie américaine. Il s’agit d’attirer en plus grand nombre les capitaux de ces pays arabes. Les banques islamiques sont incitées à placer leurs fonds aux États-Unis afin de contribuer à soutenir l’économie américaine, et donc en réalité à soutenir l’effort politique et militaire de domination mondiale des États-Unis. Les économistes ont observé que ces banques islamiques n’avaient pas été touchées (ou très peu) par le krach bancaire. Le droit islamique interdit le prêt à intérêt. Ceci est un frein salutaire aux spéculations qui caractérisent notre économie virtuelle et la condamnent à une fuite en avant permanente pour essayer d’éviter la faillite généralisée.

Un tel enjeu doit vaincre plusieurs obstacles. Tout d’abord, redonner confiance en l’économie américaine, qui ne se survit que grâce à sa domination militaire, politique et culturelle. Cela suppose de maintenir et développer une image positive de la « démocratie américaine » auprès des nouvelles couches sociales des pays arabes qui formateront leurs opinions publiques. Le temps où quelques frappes de l'US Air force et quelques coups d’État « made in CIA » suffisaient à faire entrer dans le rang les pays récalcitrants est terminé. L’échec présent et à venir en Irak, en Afghanistan et au Pakistan montre les limites de l’action militaire. C’est pourquoi, la conquête idéologique de cette couche sociale dont sont issus les décideurs d’aujourd’hui et de demain, est primordiale. Il est devenu difficile pour les dirigeants des pays arabes, quel que soit leur degré de soumission, de continuer à soutenir l’économie américaine et donc Israël, contre leur propre opinion publique, et surtout contre leurs éléments les plus éduqués.

Il y a un double objectif à la stratégie américaine vis-à-vis du monde arabo-musulman. D’abord détourner un flux de capitaux arabes vers les États-Unis – ce qui contrera les autres pays émergents tels la Chine, le Brésil, l’Inde, etc. – afin d'alléger la dépendance du dollar vis-à-vis de l’économie chinoise. Cela permettra également de continuer à saupoudrer de miettes les classes populaires d’Amérique et d’Europe, les rendant ainsi solidaires du système. L’autre but, complémentaire du premier, est d’américaniser la partie la plus dynamique de cette couche moyenne du Maghreb et du Proche-Orient. On imagine facilement que cette américanisation impliquera une adhésion aux « valeurs » de l’Empire. Ce dernier disposerait alors de ponts suffisants pour mieux faire passer sa politique dans cette région du monde.

Qu’en est-il en France ? Depuis quelques années déjà, les médias ont observé la politique de l’ambassade américaine à Paris en direction de Français d’origine maghrébine et africaine. Cette politique a été confiée par Condoleezza Rice à Daniel Fried, chargé des affaires européennes, en 2005. De nombreuses rencontres ont eu lieu à l’ambassade américaine à Paris avec des délégations essentiellement composées de maghrébins et de noirs de France (Le Figaro, 09/07/2008). Le conseiller culturel à l’ambassade américaine était à l’époque James Bullock. Ce dernier a déjà sélectionné des dizaines de leaders de pays arabes où il exerçait, avant d’être en poste à Paris. Toujours selon Le Figaro, James Bullock a déclaré : « Cela n’en fait pas toujours des alliés, mais au moins nous pouvons parler le même langage, et c’est important dans les négociations ». Nous trouvons dans ces propos la confirmation du rôle de « pont » ou de « passerelle » que nous avons déjà cité. Et M. Bullock d'ajouter : « Le but n’est pas de convaincre mais d’initier » … aux valeurs américaines, bien entendu !

La victoire de Barack Obama, et les illusions qu’elle a pu engendrer dans beaucoup de milieux, a contribué à renforcer cette action nord-américaine dans nos banlieues. En France, le but est le même qu’au Maghreb et au Proche-Orient : capter le plus grand nombre de Français musulmans qui occupent une position d’influence dans la vie associative ou les médias pour le compte de Washington. Il ne s’agit donc pas d’une action isolée, spécifique à la France, mais d’un vaste plan stratégique nord-américain, en direction de l’opinion arabe et africaine en général.

Cette opération de charme a également pour but de tenter d’isoler les véritables antisionistes parmi ces populations, en leur faisant croire que les États-Unis ne sont qu’une juxtaposition de communautés toutes égales. Ainsi, la prépondérance du lobby sioniste est cachée et la communauté juive américaine n’est plus alors qu’une communauté parmi d’autres, sur un pied d’égalité ! C’est cette vision fausse des États-Unis que les services de l’ambassade veulent donner aux jeunes de nos banlieues. Leur objectif est de former pour plus tard des élites politiques déjà acquises aux USA et à sa politique. Naturellement, la défense de « la seule démocratie du Proche-Orient » (l’entité sioniste) fait partie des valeurs américaines véhiculées par ces missionnaires américains un peu spéciaux.

Cette recherche d’une partie d’une opinion publique jusque-là ignorée ou méprisée est un signe supplémentaire de la crise que traversent les États-Unis. Il leur faut renforcer leur influence continuellement afin de préserver leur pouvoir. Mais ce ne sont pas quelques invitations à Washington où quelques colloques organisés çà et là qui pourront faire oublier le soutien total de Washington à Tel Aviv, et l’agression permanente que représentent les États-Unis pour toutes les nations du monde. Il y a fort à parier que les Américains parviendront, comme partout, au résultat inverse : augmenter l’hostilité à leur encontre tant leur arrogance et leur hypocrisie les rendent impopulaires. Et si cela avait échappé à Barack Obama ?




Yahia Gouasmi,
Président du Parti Anti Sioniste.




http://www.partiantisioniste.com/communications/europe-maghreb-et-proche-orient-la-manoeuvre-americaine-0513.html




La vérité libèrera les États-Unis : Briser la mainmise d'Israël sur la politique étrangère américaine

Par *Maidhc Ó Cathail, le 26 septembre 2010.


D’après d'éminents analystes spécialisés dans les relations américano-israéliennes, lorsque la mainmise d'Israël sur la politique étrangère des États-Unis disparaîtra, les Américains devront être informés des préjudices faits à leurs intérêts par le soutien inconditionnel de Washington à l'État sioniste.

Selon John J. Mearsheimer, co-auteur de The Israël Lobby and US Foreign Policy (Le lobby d’Israël et la politique étrangère américaine) : « Le seul moyen crédible pour affaiblir l'influence du lobby sur la politique étrangère américaine, c’est que les décideurs et les faiseurs d'opinion en vue, parlent ouvertement des dommages faits aux intérêts nationaux américains par cette relation spéciale ». « Quantité de gens, en particulier à l'intérieur du Beltway (à la périphérie de Washington), savent qu'Israël est un gros handicap pour les USA » dit John Mearsheimer à R. Wendell Harrison, un éminent professeur en Sciences politiques à l’Université de Chicago. « Mais ils craignent de se dresser et de parler, de peur que le lobby ne les attaque et nuise à leur carrière (…) J'espère que certains d'entre eux auront du cran » ajoute-t-il.

Philip Giraldi, directeur exécutif du Conseil pour l'Intérêt National, estime que la mainmise de Tel Aviv sur Washington peut être brisée « uniquement en contestant directement le pouvoir du lobby pro-israélien et la fausse affirmation selon laquelle il (le lobby) est de l’intérêt des États-Unis ». Giraldi, également conseiller de rédaction de The American Conservative, ajoute : « Cela doit être fait de bas en haut car Israël ne peut être contesté par les grands médias, le Congrès et la Maison Blanche ». « Le peuple américain doit savoir qu'Israël est et a toujours été un handicap stratégique causant des torts immenses aux Etats-Unis et à ses intérêts dans le monde » conclut cet ancien officier de la CIA.

S'il doit y avoir une fin aux décennies de « domination d’Israël sur le Congrès et l'intimidation des Présidents » a déclaré Jeffrey Blankfort, un éminent porte-parole juif américain, critiquant Israël et son lobby, « il faudra appeler à des actions en commençant au niveau local pour informer le peuple américain, non pas tant à propos de ce qu'Israël a fait aux Palestiniens, mais plutôt de ce que ses agents, vivant dans la clandestinité aux États-Unis et décrits par l'euphémisme de "lobbyistes", ont fait pour détruire le peu de démocratie qu’il reste, en sacrifiant des vies humaines et en détournant des impôts ». Blankfort attribue l'échec des démarches concernant le départ des territoires occupés au « refus persistant des personnalités-clefs du Mouvement américain de solidarité palestinienne à reconnaître l'odieuse puissance du lobby sioniste » lesquelles préfèrent « mettre la responsabilité des crimes d'Israël et de la politique américaine au Moyen-Orient sur le dos de Washington ». « C’est pourquoi, les premières étapes peuvent être de contester publiquement ces personnages tout en les ignorant pour s'adresser directement au peuple américain » suggère Blankfort.

Aucun Président américain n'aura jamais assez de liberté pour résoudre le conflit en Palestine « à moins que les Américains soient suffisamment informés pour faire leur travail de démocratie » selon Alan Hart, ancien chef correspondant au Moyen-Orient de l’actualité télévisée de The Independent (britannique). En d'autres termes explique Hart, qui a aussi été présentateur spécialiste du Moyen-Orient de l’émission Panorama à la BBC : « si le Président Obama ou l'un de ses successeurs parvient un jour à affronter et à vaincre les larbins du lobby sioniste au Congrès et dans les médias grand public, il faudra alors créer une cellule pour comprendre pourquoi il n’est pas de l’intérêt des États-Unis de continuer à soutenir l’enfant monstrueux du sionisme, vrai ou faux ». L'essence du problème, affirme Hart dans l'édition américaine en trois volumes de son œuvre Zionism : The Real Enemy of the Jews (Le Sionisme : Le véritable ennemi des Juifs), c’est que : « les Américains ont été conditionnés, ils ont eu le cerveau lavé, pour ne croire qu’à une version de l'histoire, celle du sionisme, qui n’est que de la propagande mensongère ».

Jeff Gates, ancien conseiller à la Commission des finances du Sénat américain, estime que « la transparence, la responsabilisation et une meilleure compréhension » sont nécessaires pour briser la mainmise d'Israël sur la politique étrangère américaine. « En ce moment même, les Américains ignorent l'influence omniprésente d'Israël. Son contrôle passe par des informations truquées des médias visant à persuader cette nation de faire la guerre pour le Grand Israël » a déclaré Gates, auteur de Guilt By Association : How Deception and Self-Deceit Took America to War (Coupable par association : Comment la tromperie et l'aveuglement ont conduit l'Amérique à la guerre). « Nous saurons que la prise de conscience des responsabilités progresse quand on verra les grands jurys fédéraux se réunir pour examiner des accusations contre des agents, des indicateurs et des Sayanim (volontaires) d'Israël. Quand un jury rendra son premier verdict de trahison, les Américains sauront que la justice est rétablie. Nous saurons qu'une solution est proche quand les nombreuses tentacules du lobby d’Israël seront tenues de se déclarer en tant qu'agents étrangers ».





Maidhc Ó Cathail, le 26 septembre 2010.



*Maidhc O’ Cathail est écrivain et éducateur. Il est né et a grandi en Irlande. Il vit au Japon depuis 1999. En plus d'écrire une chronique mensuelle pour un magazine irlandais, son travail est régulièrement publié dans Foreign Policy Journal, Islam Times, Khaleej Times, Avis Maker, Salem-News.com, etc.


Article original : maidhcocathail.wordpress.com


Source de la traduction FR : Pétrus Lombard (Copyleft)



http://www.partiantisioniste.com/actualites/liberer-la-politique-etrangere-americaine-de-la-mainmise-d-israel-0510.html



Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue syrien Bachar al-Assad, le 02 octobre 2010 à Téhéran.
Visite du Président syrien Bachar al-Assad à Téhéran



Le Président de la République de Syrie, Bachar al-Assad, s'est rendu ce samedi 02 octobre 2010 à Téhéran, où il a rencontré son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad. Dès son arrivée, le Président syrien a déclaré que les négociations entre Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas n’avaient apporté aucun changement, ajoutant qu’il s’agissait d’une opération d’Obama pour améliorer son image sur le plan intérieur américain.

Les Présidents syrien et iranien ont chacun réaffirmé leur soutien à la Résistance et aux autres adversaires d’Israël. La visite du Président syrien en Iran, ainsi que ses déclarations, consolident l’unité du Front de la Résistance. La Syrie joue, face au sionisme, un rôle déterminant. D’abord par sa situation géographique, ayant une partie de son territoire (le Golan) encore occupée par Israël, elle est aujourd’hui le seul État arabe qui n’a pas capitulé face au sionisme. Elle donne ainsi un précieux encouragement aux peuples arabes, dont les dirigeants se sont alignés sur Washington et Tel Aviv.

Cette visite du Président syrien renforce donc ce que les sionistes appellent l’axe Téhéran-Damas. L’influence de la République de Syrie et de son Président dans la région, notamment au Liban, n’a pas échappé à l’USraël. D’où les manœuvres et les rumeurs permanentes pour tenter de diviser l’axe Damas-Téhéran, mais en vain...

La rencontre entre les deux Présidents a lieu au même moment que les « négociations » entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas, mais leur échec programmé démasque clairement le sionisme et ses collaborateurs palestiniens ! Elle confirme le rôle central de la Syrie dans le combat contre Tel Aviv et ses alliés.

Le peuple libanais et le Hezbollah, le peuple palestinien et le Hamas, ainsi que les autres forces de la Résistance ne peuvent que se réjouir d’une telle visite et des déclarations du Président Bachar al-Assad soutenant leur combat.

C’est autour de Damas et de son Président que doivent se grouper tous les peuples arabes qui n’acceptent pas la politique de trahison de leurs dirigeants. Par leur fermeté et leur courage, la Syrie et ses alliés sauvent l’honneur de tous les Arabes et de tous les musulmans !




Yahia Gouasmi,
Président du Parti Anti Sioniste.




http://www.partiantisioniste.com/communications/visite-du-president-syrien-bachar-al-assad-a-teheran-0511.html