NEOM : Le début c'est la fin !

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mardi 2 novembre 2010


Afghanistan : La guerre perdue d’avance


Dans un enregistrement daté du 27 octobre 2010, Ben Laden s’en prend nommément et exclusivement à la France. Les griefs portent sur l’interdiction de la Burqa en France, et sur la participation de notre pays à la guerre en Afghanistan. La prise d’otages français au Niger par le groupe dit « Al-Qaida au Maghreb islamique » est également mentionnée. La participation militaire de la France à ce que Ben Laden appelait « La guerre de Bush » semble être en réalité le cœur du problème. Une question se pose alors : que fait la France en Afghanistan ? Autrement dit : pourquoi sommes-nous entraînés dans ce conflit ?

Cinquante militaires français ont déjà été tués au cours de cette guerre qui n’ose pas dire son nom. Il s’agit, officiellement, d’une participation française aux côtés des États-Unis. Cela a ainsi permis que l’intervention de M. Sarkozy aux côtés de Bush, puis d’Obama, échappe à tout contrôle de l’Assemblée nationale, et à tout vote. Le résultat de ce dernier n’aurait certes pas fait de doute, compte-tenu de la majorité UMP à l'Assemblée, mais il aurait au moins permis un débat. Cela aurait contraint chaque parlementaire à prendre ses responsabilités, et donc à en répondre si nécessaire devant les familles endeuillées, et devant l’opinion publique. On observe d’ailleurs que la prétendue opposition, notamment le Parti Socialiste, ne souhaite pas gêner M. Sarkozy sur cette question. Où sont en effet les interventions de leurs parlementaires ? Pourquoi n’exigent-ils pas un retrait immédiat de nos troupes après chaque mort ? Il s’agit donc d’une vraie guerre, non déclarée, poursuivie dans le dos de la représentation nationale mais avec sa totale complicité : une guerre dont il faut chercher à comprendre les vrais buts.

Certains nous affirment qu’un des objectifs de la participation française à ce conflit est l’établissement de la « démocratie » en Afghanistan, et en particulier la libération des femmes afghanes du port de la Burqa ! A ceux-là, nous répondons que les pires guerres coloniales et impérialistes se sont toujours faites au nom du « droit » et de la « démocratie ». Les millions de tués, autrefois en Algérie ou au Vietnam, et aujourd’hui essentiellement dans les pays musulmans (Palestine, Iraq, Afghanistan), témoignent largement de l’hypocrisie d’un tel argument. Par ailleurs, chaque peuple a ses propres traditions en matière de démocratie. Notre « démocratie parlementaire » à la française est totalement étrangère aux traditions afghanes, et semble même le devenir pour une grande partie des Français, de plus en plus sceptiques. Les dernières grèves et manifestations massives en France ont ainsi montré la coupure entre la majorité de la population d'une part, et le gouvernement et le Parlement d'autre part.

Quant au port de la Burqa, il s’agit d’un usage propre à ce pays, et dont la décision de son maintien ou de sa suppression revient exclusivement aux Afghans. Que penserait-on d’une agression militaire contre la France pour supprimer le port de la mini-jupe ? Les objectifs de cette guerre sont en réalité ailleurs…

Ces objectifs sont d'abord géopolitiques. L’Afghanistan est en effet le passage obligé des oléoducs et gazoducs reliant les Républiques d’Asie Centrale aux tankers américains et occidentaux. Le Pakistan, pays musulman possédant l’arme atomique, acquiert par ailleurs une importance de premier plan. Déjà, des observateurs occidentaux craignent – ou font semblant de craindre – que la bombe pakistanaise ne tombe aux mains de talibans ou prétendus tels. A partir de là, toutes les manipulations et provocations sont envisageables, y compris un attentat nucléaire (en Europe par exemple) facilement imputable aux « islamistes ». Un 11 septembre bis qui créerait un choc psychologique, et permettrait à l’USraël de relancer la machine…

Les objectifs de cette guerre sont également économiques. On connait en effet les immenses réserves en matières premières (dont certaines sont très rares) du sous-sol afghan, lesquelles représentent un véritable enjeu pour plusieurs grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine. A cet enjeu, s’en ajoutent d’autres : l’encerclement de l’Iran, la mainmise américaine sur l’ensemble afghano-pakistanais, ou encore la culture et le trafic du pavot dont les immenses profits ont souvent financé les guerres occultes de la CIA et le système bancaire international.

Il ne faut pas oublier les aspects psychologiques et symboliques non négligeables : dominer, assujettir, en un mot « mater » des pays musulmans en les maintenant dans une mentalité de soumis et d’éternels occupés.

L'engagement de notre pays dans cette guerre illustre l’alignement total de la politique étrangère de Sarkozy sur celle de Washington. Les soldats français en Afghanistan, sous direction et contrôle nord-américain, ne sont que des supplétifs, des auxiliaires. Tout le monde sait qu’un jour ou l’autre – et ce jour est proche – les Américains se retireront d’Afghanistan, comme s’en sont retirés les Soviétiques en leur temps. Déjà, la presse américaine fait état de négociations dans certaines régions afghanes, entre le pouvoir de Kaboul et des chefs talibans. Ces négociations ne peuvent se faire qu’avec l’accord et la protection nord-américaine. Alors pourquoi attendre le retrait – inévitable – des Américains pour retirer nos propres troupes ? Combien faudra-t-il encore de morts jusqu’aux élections présidentielles de 2012 pour rapatrier nos soldats, et sortir de ce bourbier ?

La participation de la France de M. Sarkozy à la guerre américaine en Afghanistan a des conséquences négatives pour notre pays. La France est non seulement perçue comme un ennemi dans tout le monde musulman, mais également comme un auxiliaire des États-Unis qui voudrait en faire plus que son maître. Les effets de cette politique sont déjà perceptibles : prise d’otages français au Sahel (des Français travaillant à l’extraction de l’uranium au Niger), perte de toute crédibilité de notre politique (la France apparaît désormais, sur le plan international, comme étant incapable de proposer quelque solution alternative que se soit)… Tout cela ne fait que creuser davantage le fossé entre notre pays et les pays musulmans, alors que des politiques antérieures nous donnaient une image relativement positive dans les capitales arabes, et plus généralement chez tous ceux qui n’acceptent pas la domination nord-américaine.

La guerre de la France en Afghanistan n’est peut-être pas sans liens avec les campagnes islamophobes que connaît notre pays depuis un certain temps. Tantôt de manière ouverte, tantôt de manière plus insidieuse, on désigne le musulman comme étant l’ennemi. On tend à faire croire aux Français que la guerre menée à Kaboul devra un jour se mener aussi à Paris. Cette politique est catastrophique, et on en voit déjà les effets chez nous : désignation d’un bouc émissaire, préfigurant des conflits communautaires auxquels une propagande semble déjà nous préparer.

En conclusion, lorsque les Américains se retireront d’Afghanistan, le gouvernement de M. Sarkozy y aura sacrifié des vies humaines, et fait perdre à la France la totalité de son crédit dans le monde musulman. A qui tout cela profite ? A ceux qui ont toujours su provoquer et instrumentaliser, à leur profit exclusif, des guerres menées par d’autres : le lobby sioniste.



Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste




http://www.partiantisioniste.com/communications/afghanistan-la-guerre-perdue-d-avance-0527.html

Synode des évêques du Moyen-Orient : A propos d’Israël...



Le Parti Anti Sioniste, parti non confessionnel, n’a pas vocation à intervenir dans les débats religieux. Mais quand des autorités religieuses se prononcent sur un problème aussi politique et brûlant que l’existence de l’entité sioniste appelée Israël, nous nous sentons autorisés à donner notre point de vue.

Du 10 au 24 octobre 2010, le synode des évêques du Moyen-Orient (autrement dit leur Assemblée générale) s’est réuni au Vatican, en présence du Pape Benoît XVI. Ce synode s’est achevé par une critique d’Israël, répercutée par « L'Osservatore Romano », journal officiel du Vatican, et par l’agence Reuters, entre autres. Dans ce message final, les évêques catholiques du Moyen-Orient ont fait valoir qu’Israël n’a pas le droit d’invoquer le concept biblique de « Terre promise » ou de « Peuple élu » pour justifier la colonisation de Jérusalem, ou revendiquer des territoires. Ils précisent que : « le recours à des positions théologique et biblique qui usent de la parole de Dieu pour justifier à tord des injustices n’est pas acceptable ».

L’Archevêque Cyrille Salim Bustros, président de la Commission pour le message de ce synode, a tenu à préciser en ces termes: « Nous, Chrétiens, ne pouvons parler de Terre promise pour le peuple juif. Il n’existe plus de Peuple élu. Tous les hommes et les femmes sont devenus le peuple élu. Le concept de Terre promise ne peut être employé comme base de la justification du retour des Juifs en Israël et du déplacement des Palestiniens. La justification de l’occupation israélienne de la terre de Palestine ne peut se fonder sur les Saintes Écritures ». Il est à noter que cet archevêque évoque la « terre de Palestine » sans plus de précisions. Certains sont en droit de penser à la Palestine historique, celle d’avant 1948, année de la création d’Israël. Ainsi, par son communiqué final, ce synode confirme le rejet par les Chrétiens des notions de « Peuple élu » et de « Terre promise », instrumentalisées par les sionistes afin de justifier leur spoliation et leur colonisation en Palestine.

Dans le contexte actuel, une telle prise de position, notamment d’évêques du Proche-Orient, revêt une importance capitale. C’est tout l’édifice prétendument religieux dont se sert le sionisme qui s’écroule. Tous les arguments soi-disant théologiques et bibliques sont balayés par les évêques catholiques orientaux, sous la haute autorité du Pape. Or, l’argument religieux a souvent été utilisé par les sionistes auprès des populations chrétiennes d’Europe occidentale, avec ce vieux mythe archi-faux de la « terre sans peuple pour un peuple sans terre », du retour des Juifs soi-disant exilés dans leur patrie d’origine. Tout cela fait partie de l’arsenal habituel du sionisme pour camoufler ce qu’il est en réalité : une œuvre de spoliation et de domination à travers l’expulsion massive des Palestiniens, une colonisation de peuplement aussi illégitime et criminelle que fut celle des Blancs en Afrique du Sud !

Il ne reste donc à Israël, pour seule « légitimité », que sa capacité de mensonge et de violence véhiculée par tous ses lobbies dans le monde. Le synode des évêques du Moyen-Orient a opéré une mise à nu du sionisme, en le dépouillant de son masque religieux et biblique. Des Chrétiens l’avaient déjà fait depuis l’apparition du sionisme, mais il est bon de le répéter aujourd’hui. L’entité sioniste a immédiatement compris la portée de la déclaration de ce synode. Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a ainsi répliqué que : « les querelles sur l’interprétation de ces textes [sont] éteintes depuis le Moyen Âge ». Quelle hypocrisie, quand on sait l’usage permanent que le sionisme en a fait et continue d’en faire pour justifier sa domination en Palestine. Et le porte-parole israélien d'ajouter : « il semble que cela ne soit pas faire preuve de sagesse que de les (ces querelles, ndlr) relancer ». La menace à peine voilée de l’accusation d’antisémitisme, destinée à faire taire tous ceux qui s’opposent à Israël, pointe déjà à l’horizon… En effet, de quelle « sagesse » veut parler M. Palmor ? Et bien tout simplement de celle consistant à se taire sur ce sujet, faute de quoi tout l’appareil propagandiste et médiatique au service de Tel Aviv relancera une offensive (sous quelle forme ?) contre le Pape et le Vatican. On a ainsi pu observer récemment la façon dont des affaires pouvaient mystérieusement apparaître simultanément… ! Nous voilà prévenus.

Les sites sionistes francophones ne sont pas tenus au même langage diplomatique que celui du ministère israélien des Affaires étrangères. Ainsi, un de ces sites sionistes n'a pas hésité à titrer ce 25 octobre : « Le synode des évêques et le Pape en phase avec Ahmadinejad : exit (finis, ndlr) le Peuple élu et la Terre promise ». Pour notre part, nous pensons qu’il n’y a aucune honte à être en phase avec M. Ahmadinejad. Nous savons en effet que la République islamique d’Iran, comme l’immense majorité des pays musulmans, entretient d’excellentes relations avec le Vatican. Mais il est instructif d’observer les convergences importantes qui existent entre Musulmans et Chrétiens concernant le caractère illégitime – d'un point de vue religieux – de l’État d’Israël, dont on connaît les conditions de naissance (expulsions des populations arabes en 1948, sur fond de terrorisme, avec la complicité et le soutien des grandes puissances impérialistes).

Cette déclaration des évêques doit vraisemblablement porter un coup très dur aux sionistes, pour que ceux-ci réagissent aussi vite et de façon aussi outrancière. Le site sioniste que nous évoquions concluait, à propos de ce synode : « C’est la meilleure façon de se mettre à dos les Évangélistes américains qui ne peuvent pas entendre un tel discours ». Il y a là une nouvelle menace non dissimulée. Les Évangélistes américains, qui se proclament « Chrétiens sionistes », ne sont en réalité que la branche religieuse de la CIA et d’Israël. Situés en dehors des Églises chrétiennes traditionnelles (catholiques, orthodoxes, orientales), ils accompagnent la politique extérieure nord-américaine et sont les soutiens inconditionnels de Tel Aviv. Ainsi, se les « mettre à dos » c’est affronter Washington et l’USraël, dont on connaît les capacités de nuisance. Voilà donc encore un avertissement destiné au Pape et au Vatican !

Le message final du synode décrit également la situation faite aux Palestiniens : « ils pâtissent des conséquences de l’occupation israélienne : le manque de liberté de circulation, le mur de séparation et les barrages militaires, les prisonniers politiques, la démolition de maisons, la perturbation de la vie économique et sociale et les milliers de réfugiés […] ». Le synode dresse un tableau triste – mais réel – de cet État qu’on ose qualifier en France de « démocratie du Proche-Orient » ! C’est là encore une imposture que ces évêques démolissent, en décrivant le sort réservé aux Palestiniens.

La déclaration faite par les évêques catholiques du Moyen-Orient est très importante. Elle précise, sous la haute autorité du Pape Benoît XVI, la position de l’Église concernant l’utilisation des notions de « Peuple élu » et de « Terre promise » faite par les sionistes en Palestine. En France, cette déclaration s’adresse à tous les hommes épris de justice, mais concerne en priorité les catholiques français. Il est grand temps que ces derniers réfléchissent à la question sioniste, sans faux semblants, et sans cette culpabilité soigneusement entretenue par le CRIF et autres officines (pro-)sionistes. Qu’ils écoutent donc leurs frères chrétiens d’Orient, en particulier de Palestine, plutôt que la propagande martelée quotidiennement par le lobby sioniste dans notre pays. Les catholiques français ne doivent pas craindre de confronter les préjugés et les mensonges produits par un matraquage intensif, avec la parole de ces évêques du Moyen-Orient et la réalité quotidienne en Terre sainte...




Parti Anti Sioniste




http://www.partiantisioniste.com/communications/synode-des-eveques-du-moyen-orient-a-propos-d-israel-0526.html

Visite d’Hugo Chavez en Syrie



En visite à Damas le 21 octobre 2010, Hugo Chavez, Président du Venezuela, a appelé à « accélérer la naissance d’un nouvel ordre mondial » qui mettrait fin à la suprématie de l’Occident. Le Président vénézuélien et son homologue syrien Bachar el-Assad ont par ailleurs déclaré « rejeter toute ingérence étrangère dans les affaires des deux pays et de leur région ». Hugo Chavez a soutenu le droit de la Syrie à récupérer le Golan, occupé par l’entité sioniste depuis 1967 (et ce, malgré les résolutions des Nations Unies et le prétendu droit international). Ce volet politique a été complété par une série d’accords économiques, qui viennent renforcer la coopération entre les deux pays.

Le Venezuela est un des principaux producteurs de pétrole et membre de l’OPEP. A ce titre, il est une puissance incontournable dans l’équilibre économique mondial. Ses prises de position anti-impérialistes et antisionistes lui confèrent une audience qui va bien au-delà de l’Amérique latine. Il est, avec l’Iran (tous deux puissances pétrolières et gazières), l’un des maillons importants du camp de la Résistance. La Syrie est le seul pays arabe de la ligne de front face à Israël à ne jamais avoir capitulé ou collaboré avec l’ennemi. Quant au Liban, il démontre comment, avec le Hezbollah, un parti politique arabe peut regrouper autour de lui une grande partie de la population (l’idée de Résistance à l’agression sioniste permettant de dépasser les clivages confessionnels ou communautaires).

La présence d’un grand pays latino-américain dans le Front mondial de la Résistance contre l’impérialisme et le sionisme, donne à ce combat la dimension internationale nécessaire à une lutte qui concerne tous les continents. Le soutien apporté par Hugo Chavez à la Syrie arrive au moment où les « négociations » entre Tel Aviv et le groupe palestinien de la collaboration sont au point mort, confirmant ainsi qu’on ne négocie pas avec le sionisme, mais qu’au contraire on le combat. Dans ce domaine, la Syrie n’a jamais faibli, et il est normal et positif qu’elle joue aujourd’hui le rôle important qui est le sien dans le camp de la Résistance.

Il est à souligner que ce voyage d’Hugo Chavez en Syrie a été pratiquement occulté par les médias français sionisés. C'est vrai qu’il vaut mieux faire croire que la Syrie et l’Iran sont des pays isolés… Hugo Chavez est là pour démontrer le contraire ; d’autres suivront, n’en doutons pas !




Parti Anti Sioniste




http://www.partiantisioniste.com/communications/visite-d-hugo-chavez-en-syrie-0525.html

Grève : Les provocations du gouvernement


M. Sarkozy a cru se défaire de la réforme des retraites au forceps : routine parlementaire habituelle, ponctuée de quelques manifestations … et le tour était joué ! Or, ce mardi 19 octobre, et pour la sixième fois depuis la rentrée, les Français ont massivement manifesté dans la rue. Lycéens et étudiants s'étaient joints aux salariés, pendant que la lente paralysie du pays continuait à s’étendre : perturbations alternées mais permanentes dans les transports, trois mille stations services « momentanément vides » (expression de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Énergie, pour parler de la pénurie de carburant qui s’installe)… Il a même fallu importer de l’électricité pour compenser les coupures EDF. Le plus grave pour le pouvoir est que la combativité des jeunes et des salariés ne semble pas baisser, alors que M. Sarkozy comptait sur l’usure et le découragement pour imposer son impopulaire réforme (jamais réellement négociée avec les partenaires sociaux, qui souvent en apprenaient le contenu par les médias !).

Nicolas Sarkozy ne peut rien négocier, ni même concéder la moindre miette qui n’existe plus. « On sait que si on ne fait pas cette réforme, on devient le pays malade de l’Europe. Et la note de la France sera aussitôt dégradée » a déclaré Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais. La note dont parle ce député est un score que des officines financières – liées aux grandes banques mondiales – donnent à un pays. Suivant cette note, le pays peut ou non continuer à emprunter, et donc à se surendetter, en attendant une déclaration de faillite (comme ce fut le cas pour la Grèce), et le traitement du très sioniste Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, qui finira par achever le malade. L’aveu du député UMP est de taille (même si ce n’est pas un scoop) : il faut ces réformes qui appauvrissent les Français, sinon la France sera pénalisée sur les marchés financiers… Bien entendu, notre pays connaîtra les deux : l’appauvrissement continuel et sa mise en faillite.

Contraint d'obéir à la grande finance mondialisée (mais pas forcément apatride !), Nicolas Sarkozy n’a plus qu’une solution : la provocation et la répression. Tout semble se mettre en place. Il a ainsi ordonné en Conseil des ministres le déblocage de tous les dépôts de carburant. Les ouvriers des raffineries resteront-ils impuissants devant cette menace ? Son exécution pourrait créer un sentiment de solidarité dans d’autres secteurs non encore touchés, et étendre le mouvement au lieu de le casser. Les affrontements violents avec le monde du travail ne paraissent pas effrayer notre Président.

D’autre part, des incidents graves entre jeunes et policiers se sont produits dans plusieurs villes. Ces violences peuvent être dues aussi bien à la répression policière, qu’à des provocations soigneusement organisées. Elles auraient alors pour but de déplacer l’affrontement social et politique actuel, vers un classique affrontement entre jeunes gens et forces de l'ordre. M. Brice Hortefeux a annoncé ce mercredi 20 octobre, devant la presse, l’interpellation de 1423 « casseurs » dont 149 déférés devant la justice. Le ministre doit également se rendre à Lyon où se sont produits des incidents. Nous remarquons que le ministre de l’Intérieur est devenu de fait le ministre chargé des Affaires sociales dans ce conflit, éclipsant ainsi le titulaire, M. Woerth. Il est vrai que ce dernier est trop occupé par d’autres affaires le concernant… Nous relevons également que la provocation a toujours été utilisée par le pouvoir en place, surtout quand il est en difficulté. Nous ne disons pas que les jeunes qui affrontent la police sont tous des provocateurs ; ils sont victimes de ce système qui ne leur laisse entrevoir aucun avenir. Nous voudrions simplement rappeler à qui les émeutes de 2005 ont profité en 2007. M. Sarkozy n’a pas la mémoire courte, et il saura utiliser la division, les peurs et les haines pour se maintenir au pouvoir…

Le pouvoir n’a plus que quelques jours pour casser ce mouvement, qui chaque jour va au-delà de la simple question des retraites. C’est toute la légitimité de la « Sarkozie » qui est en jeu, et par là même le mandat que lui ont confié les lobbies dont il est l’exécutant. Et parmi ces lobbies, il y en a un qui doit tant (en retour) à Sarkozy … et qui considère la France comme sa propriété. Même si la plupart des manifestants n’en ont pas encore conscience, ce lobby existe bel et bien, et il ne laissera pas tomber son gérant à Paris. Les jours à venir peuvent nous réserver bien des surprises !



Parti Anti Sioniste




http://www.partiantisioniste.com/communications/greve-les-provocations-du-gouvernement-0523.html