NEOM : Le début c'est la fin !

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jeudi 14 avril 2011

Gaza : Une « Opération Plomb Durci 2 » déjà programmée ?


Gaza : Une « Opération Plomb Durci 2 » déjà programmée ?


Cherchant sans doute à faire oublier son rôle peu glorieux de complice des agresseurs occidentaux contre la Libye, la Ligue arabe a demandé à l’ONU la création d’une zone d’exclusion aérienne le long de la bande de Gaza. Cette demande est faite suite aux trois jours de bombardements israéliens qui ont causé la mort de 18 Palestiniens (et plus de 70 blessés). Le gouvernement français a déjà fait savoir qu’il s’opposerait à cette demande, estimant que la résolution 1860 de l’ONU était « appropriée » pour maintenir la « paix » dans la région. Autrement dit, la France laisse les mains libres à l’entité sioniste pour continuer ses frappes contre la population civile de Gaza.

On voit immédiatement la différence de traitement entre Gaza et la Libye où, toujours à la demande de la Ligue arabe, qui ose encore s’appeler « arabe », la France de Sarkozy-Lévy a décrété une zone d’exclusion aérienne suivie de frappes, et a commencé une guerre pour le compte de l’OTAN et de l’USraël, une guerre qui dure encore aujourd’hui.

Cette position française ne surprend pas quand on se souvient de l’attitude de Sarkozy lors de l’Opération Plomb Durci en décembre 2008 - janvier 2009 (près de 1500 morts palestiniens sur une population de 1,5 million d’habitants, ce qui équivaudrait en France à 63000 morts français !). La politique de la France, à ce moment-là, a consisté à faire gagner du temps à Tel Aviv afin de lui permettre de « terminer le travail », suivant l’expression utilisée à l’époque. C’est non seulement le deux poids, deux mesures, mais une complicité affichée, active et organisée.

Il ne sera pas donné satisfaction à la demande de la Ligue dite arabe. Ses dirigeants le savent très bien. La Ligue dite arabe avalera une fois de plus le camouflet qui lui est infligé. Elle a l’habitude et est pleinement satisfaite de ce rôle, du moment que les dollars wahhabites continuent d’arroser cette bureaucratie inutile. Elle est inutile parce qu’il y a longtemps que les peuples arabes n’attendent plus rien de cette organisation au service du sionisme.

La situation en Palestine ne cesse de s’aggraver. La colonisation sioniste en Cisjordanie s’accélère, les agressions de colons israéliens contre la population palestinienne sont quotidiennes, le blocus de Gaza est maintenu. Les rumeurs d’une nouvelle agression massive contre Gaza sont, pour ainsi dire, presque officielles de la part de l’occupant israélien. Ainsi, certains sites sionistes évoquent ouvertement l’éventualité d’une Opération Plomb Durci n°2, la souhaitant dès l’entrée en campagne électorale de Sarkozy et Obama pour les présidentielles de 2012. Ils précisent qu’à ce moment-là, ayant besoin du soutien sioniste, ces deux candidats laisseront les mains entièrement libres à Israël ! Quel aveu pour tous ceux qui douteraient encore de l’existence aux États-Unis et en France d’un lobby inféodé à Israël.

Pour qu’une telle opération militaire ait lieu, Israël et les États-Unis doivent d’abord déstabiliser le Front de la Résistance, en particulier le Hezbollah et la Syrie qui sont limitrophes de l'entité sioniste. Les événements qui se produisent en ce moment en Syrie, participent totalement de ces préparatifs de la prochaine guerre israélienne. Ainsi, M. Hayham Mannaa, opposant syrien et chef de la Commission des « droits de l’homme », a reconnu que des propositions d’armement ont été faites à des opposants au régime syrien. Ces opposants appartiennent à trois groupes : des exilés en liaison avec l’administration nord-américaine, des Libanais hostiles à la Syrie (eux aussi liés à l’étranger), et quelques syriens milliardaires habitant depuis longtemps hors du pays et coupés de la population. Ces derniers sont de la même espèce que ces Irakiens arrivés à Bagdad dans des fourgons de l’armée américaine au lendemain de l'invasion de l'Irak. De même, les manifestations « anti-confessionnelles » qui se déroulent en ce moment au Liban visent surtout le Hezbollah et ses alliés chrétiens. Là aussi, la déstabilisation bat son plein afin de diviser le peuple libanais et opposer les communautés entre elles. Les Libanais ont payé trop cher, dans le passé, une telle politique pour retomber dans le piège qui leur est tendu…

Il n’y aura pas de zone aérienne d’exclusion à Gaza, contrairement à la Libye, car il s’agit tout simplement de laisser à l’entité sioniste le temps de préparer sa prochaine guerre, et de continuer à massacrer la population civile avant de chercher à l'expulser. Le gouvernement Sarkozy-Lévy participe totalement à ce projet, mais le temps ne travaille plus, depuis longtemps, pour Israël. Il travaille surtout pour le Front de la Résistance, qui est prêt à toutes les éventualités.

Nous devons expliquer à tous nos compatriotes que Sarkozy et son ministre israélien des Affaires françaises, Bernard-Henri Lévy, ont déjà entraîné la France dans trois guerres pour l’instant : l’Afghanistan, la Libye et la Côte d’Ivoire (nous reviendrons très prochainement sur l’intervention française à Abidjan). Toutes ces guerres sont celles de l’USraël, cet empire dont la capitale politique est à Tel Aviv, la capitale financière à Wall Street, et ses lobbies partout, surtout à Paris comme l’a si bien démontré la présence de Bernard-Henri Lévy auprès de Sarkozy lors du déclenchement de l’agression contre la Libye. Et après tout cela, qui pourra dire qu’il n’y a pas de lobby sioniste à l’Élysée ?


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste


http://www.partiantisioniste.com/communications/gaza-une-operation-plomb-durci-2-deja-programmee-0680.html

France : Un demi-siècle d’ingérence militaire en Afrique…


France : Un demi-siècle d’ingérence militaire en Afrique…


La France de Sarkozy a trouvé un nouveau stratagème : celui de signer une vingtaine d’accords de défense et de coopération avec ses anciennes colonies africaines, légitimant ainsi toute intervention militaire de sa part, sous couvert de venir en aide à ses ressortissants. Bref, il s’agit ici d’un post-colonialisme bien adapté aux circonstances régionales internationales de notre époque !

En l’espace d’un demi-siècle, l’armée française est intervenue près de quarante fois sur le sol africain. Ces opérations ont été des coups de force, devenus des symboles d’une certaine France-Afrique en kaki. Pourtant, le président Sarkozy a dit vouloir tourner la page en déclarant que « les temps ont changé et que la France n'a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique ». Seulement voilà, l’histoire contemporaine de la France en Afrique en témoigne autrement. Ainsi, un simple coup d’œil sur les interventions militaires françaises dans le continent africain révèle que leur principal objectif est de décider qui doit rester au pouvoir et qui doit partir pour préserver leurs intérêts face à la concurrence des pays asiatiques ou russes.

Quelques exemples : l’opération Tacaud au Tchad avait pour but de contrer l'avancée du Frolinat (Front national de libération du Tchad) de Goukouni Oueddei (Weddeye). L’opération Barracuda en Centrafrique a destitué le président Bokassa pour le remplacer par David Dacko et l’opération Manta au Tchad a mobilisé 4 000 soldats français pour soutenir le président Hissène Habré face aux rebelles de Goukouni Oueddei !


Principales interventions militaires françaises en Afrique :

‣ 1961 : Opération Bouledogue (transformée en opération «Charrue longue») : pour le maintien de la base militaire navale de Bizerte en Tunisie.

‣ 1964 : Rétablissement du président Léon M'ba dans ses fonctions après le putsch d’une partie de l’armée au Gabon.

‣ 1968-1972 : Opérations Limousin et Bison contre la rébellion du Tibesti au Tchad : L’armée française enregistre des pertes importantes : 39 tués dans les rangs français durant l’opération «Limousin» ainsi qu’une centaine de blessés.

‣ 1978 : Opération Bonite : soutien au maréchal Mobutu contre la rébellion du Shaba (Zaïre).

‣ 1978-1980 : Opération Tacaud (voir carte) au Tchad : contre l'avancée du Frolinat (Front national de libération du Tchad) de Goukouni Oueddei (Weddeye).

‣ 1979-1981 : Opération Barracuda en Centrafrique : destitue le président Bokassa et replace David Dacko au pouvoir.

‣ 1983 : Opération Manta au Tchad : 4 000 soldats français mobilisés en soutien au président Hissène Habré face aux rebelles de Goukouni Oueddei (Weddeye).

‣ 1986 : 150 parachutistes français débarquent en renfort au Togo suite à une tentative de coup d'État contre le président Gnassingbé Eyadéma.

‣ 1989 : Opération Oside aux Comores : après l’assassinat du président Ahmed Abdallah et la prise de contrôle du pays par les mercenaires de Bob Denard.

‣ 1990-1993 : Mission Noroit au Rwanda : pour protéger le régime du président Juvénal Habyarimana contre une attaque des rebelles du Front patriotique rwandais.

‣ 1992-1993 : Opération Oryx en Somalie (en mission avec l'ALAT, témoignage de Jean-Luc Brissau, pilote d'hélicoptère) : l'opération sera placée ensuite sous le commandement américain de la mission Restore Hope.

‣ 1993 : Opération Chimère et Volcan : formation de l’armée rwandaise.

‣ Juin 1994 : Opération Turquoise : l’armée française face au génocide rwandais. Enquête, contre-enquête, plaintes contre l’armée française... Seize ans après le génocide rwandais, le rôle de l’armée française au Rwanda est toujours un sujet de controverse. D’une part, parce qu’avant le génocide et en vertu des accords de coopération militaire signés avec le Rwanda, la France avait formé, entraîné et équipé une partie de l’armée rwandaise qui se retrouvera au printemps 1994 impliquée dans les massacres de Tutsis et de Hutus modérés et d’autre part, parce que l’intervention française, à la demande de l’ONU, n’a débuté que le 22 Juin 1994, soit deux mois et demi après le début des massacres à grande échelle.

‣ 1995 : Opération Azalée aux Comores : Bob Denard et ses mercenaires ont renversé le président Saïd Mohamed Djohar. L'armée française neutralise Bob Denard, le ramène en France où il est emprisonné.

‣ 1996-2007 : Opération Aramis au Cameroun : soutien de l’armée camerounaise en lutte contre le Nigeria pour le contrôle de la presqu’ile pétrolière de Bakassi.

‣ 2002 : Début de l'opération Licorne : force de maintien de la paix, en Côte d’Ivoire suite à une rébellion qui menace le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Cette intervention précède les accords de Marcoussis entre les forces politiques ivoiriennes, en janvier 2003.

‣ 2003 : Opération européenne Artemis dans l’est de la RDC.

‣ 2004 : Destruction des aéronefs de l’armée ivoirienne après le bombardement de Bouaké dans lequel 9 soldats de la force Licorne vont trouver la mort et 35 autres seront blessés, évacuation des ressortissants français. Les soldats tirent sur la foule lors de manifestations anti-françaises. L'opération «Licorne» est également entachée par l'affaire Firmin Mahé.

‣ 2006 : Soutien à l’armée tchadienne face aux rebelles (dispositif Épervier) : l’aviation française effectue un tir de semonce devant une colonne rebelle à 250 km de Ndjamena.

‣ 2008 : Protection de l’aéroport de Ndjamena et évacuation des ressortissants français du Tchad, échange de tirs entre l’armée française et les rebelles près de l’aéroport.

‣ 2008 : Soutien logistique à l’armée djiboutienne à la frontière érythréenne.

‣ 2011 : L'année de l'ingérence française en Afrique où, en Libye et en Côte d'Ivoire, la France tente d'imposer ses règles dans le jeu des grandes puissances occidentales !

http://www.partiantisioniste.com/actualites/france-un-demi-siecle-d-ingerence-militaire-en-afrique-0679.html