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jeudi 24 mars 2011

Élections cantonales 2011 : Le Parti Anti Sioniste appelle à l’abstention


Bahreïn : Pourquoi un tel silence dans les médias arabes et occidentaux ?


Dès les premiers jours, la répression contre les manifestations et contre les rassemblements a été violente et sanglante mais, bizarrement, peu nombreux sont les médias qui couvrent les événements du Bahreïn, comme ce fut le cas pour les deux révolutions tunisienne et égyptienne.

Les cinq premiers jours, le soulèvement a fait plus de huit morts, des centaines de blessés, mais, ces événements n’étaient toujours pas dignes de faire la une des journaux ou des chaînes internationales comme Al-Jazeera ou Al-Arabiya ! La performance plus ou moins médiocre et vide de toute objectivité de la chaîne Al-Arabiya et d’autres chaînes arabes et occidentales n’a pas étonné mais aujourd’hui, c’est le silence de la chaîne qatari, Al-Jazeera, qui étonne. La chaîne, jouant un rôle exceptionnel dans les révolutions tunisienne et égyptienne, mentionne aujourd’hui à peine, les événements bahreïnis.

Certains évoquent le fait que la chaîne n’a pas de locaux dans le pays. Suite à de nombreux différends, son bureau a été fermé à Manama pour non-respect des « normes professionnelles ». D’autres estiment que la décision de ne pas couvrir les événements de la même façon que les deux révolutions précédentes est une décision venant de haut et qui vise à ne pas détériorer les relations bahreïni-qatari. En effet, les deux voisins entretiennent de bonnes relations et toute instabilité et contestations populaires au Bahreïn pourraient avoir également des conséquences sur le Qatar.

Ainsi, le caractère révolutionnaire et solidaire d’Al-Jazeera et d’autres chaînes satellitaires n’aura pas duré longtemps. Aujourd’hui, c’est Al-Manar et BBC qui prennent le relais.

Les pays occidentaux et certaines capitales arabes s’inquiètent de la situation au Bahreïn. Pour les Etats-Unis, il n’est point question d’embarrasser ou de critiquer le régime bahreïni puisque le pays abrite la 5ème flotte américaine dans le Golfe. Ainsi, l’administration américaine s’est dite « très préoccupée », officiellement « préoccupée par la violence des répressions » mais officieusement, pour ses propres intérêts stratégiques dans le pays. En effet, le Bahreïn représente pour les Etats-Unis une base militaire et politique, un poste de commandement des forces navales, spéciales et aériennes dont la circulation lui est totalement facilitée. Un allié donc à ne pas laisser tomber. Après la chute de Moubarak et de Ben Ali, les alliés américains tombent un à un et les Etats-Unis ont bel et bien de quoi être préoccupés !

Les monarchies du Golfe ont, quant à elles, sans grande surprise, soutenues la répression. L’Arabie Saoudite menace d’intervenir militairement pour aider son voisin bahreïni à restaurer l’ordre, si la situation venait à empirer. Le Bahreïn, c’est aussi pour les pays du Golfe, notamment pour l’Arabie saoudite et pour les Etats-Unis, le dernier rempart face à l’influence iranienne. L’Arabie Saoudite considère ce soulèvement « chiite » comme « dangereux » et menaçant car il pourrait également avoir des conséquences sur le régime wahhabite. En effet, des contestations, certes minimes, se multiplient en Arabie Saoudite. Composées de la minorité chiite du pays mais également d’opposants sunnites qui remettent en cause le régime et revendiquent des reformes politiques, économiques et sociales.


Source : Al-Manar

http://www.partiantisioniste.com/actualites/bahrein-pourquoi-un-tel-silence-dans-les-

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