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dimanche 25 septembre 2011

Le mythe de l’État palestinien au secours du sionisme (2ème partie)


Le mythe de l’État palestinien au secours du sionisme (2ème partie)

Les manœuvres diplomatiques de Messieurs Sarkozy et Kouchner

Cette nouvelle proposition de M. Kouchner (voir la 1ère partie de l'article) n’était pas au demeurant si nouvelle que ça. C’était la reprise de la « Feuille de route » rendue publique en 2003, et prévoyant la création en trois phases d’un « État » palestinien au plus tard en 2005…

Les Palestiniens ont pu constater sur le terrain et dans leur chair les effets de cette « Feuille de route » : construction du Mur de la Haine, bombardements au phosphore blanc sur la population civile de Gaza, intensification de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés et à Jérusalem, avec son cortège d’expropriations et d’expulsions. A noter que M. Moratinos avait activement participé en 2003 à la rédaction de cette « Feuille de route ».

Il est intéressant de remarquer que dans son entretien au Journal du Dimanche (19 février 2010), M. Kouchner précisait : « C’est la construction d’une réalité : la France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie… ». Nous ne savons pas si ces policiers palestiniens sont entrainés en France dans les mêmes salles que celles mises gracieusement à la disposition des milices sionistes du Bétar et de la LDJ (Ligue d'Attaque Sioniste), mais il est symptomatique que M. Kouchner associe dans la même phrase la formation des policiers et les investissements en Cisjordanie, souvent détournés afin de servir à corrompre certains politiciens palestiniens dociles disposés à reconnaître la légitimité de l’entité sioniste. C’est en quelque sorte la vieille politique de la carotte et du bâton…

L’audace de M. Kouchner est allée jusqu’à prôner un « État palestinien sur la base des lignes de 1967 avec échanges de territoires, et Jérusalem comme capitale des deux États ». Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer plus loin vouloir « assurer des garanties à l’identité juive d’Israël » : que deviendraient alors les Israéliens non juifs ? Bien entendu, il est souhaité par la diplomatie française une paix définitive entre la Syrie, le Liban et Israël. Messieurs Kouchner et Sarkozy seraient-ils devenus des dirigeants soucieux du peuple palestinien ? Non, il y va tout simplement de la sécurité d’Israël à long terme : « Dans cette région, d’autres menaces autrement plus préoccupantes exploitent l’impasse palestinienne à des fins de propagande et de diversion politique » (M. Kouchner au JDD).

Et c’est là que se trouve le véritable sens de la manœuvre diplomatique française, essayant d’entraîner avec elle l’Union européenne : venir au secours d’Israël en renforçant les régimes en place dans la région, et ceci afin de prévenir une Intifada généralisée dans tout le monde musulman en cas d’agression contre l’Iran. Tout cela au prix d’un pseudo État palestinien sans frontières définies, et ayant comme capitale la ville de Jérusalem lorsque celle-ci aura été vidée de tous ses citoyens Palestiniens ! Il s’agit donc d’isoler le camp de la Résistance (Iran, Syrie, Hezbollah et Hamas), de donner les moyens politiques et matériels à l’Autorité palestinienne afin qu'elle brise le Hamas, et tromper à nouveau l’opinion publique, notamment musulmane.

L’entité sioniste traverse actuellement la période la plus difficile de son histoire, en attendant sa disparition définitive. La paix armée actuelle l’affaiblit chaque jour, et une nouvelle guerre dans la région – contre le Liban ou l’Iran – pourrait signifier son suicide. Cette situation de « ni guerre ni paix » use chaque jour davantage le sionisme dans le monde. Alors, la diplomatie française s’efforce de rendre politiquement acceptable à l’opinion musulmane une future agression. Tout cela dans le contexte de crise générale que traverse l’USraël. Cette aide à Israël, dictée par le lobby sioniste en France, a pourtant peu de chance d’être couronnée de succès.

Tout d’abord, parce que les peuples de la région savent par expérience que le sionisme se considère au-dessus de tout droit international. Ils savent que les résolutions des Nations Unies ne sont jamais appliquées par Israël, et que dans le monde le lobby sioniste est là pour assurer l’impunité à Tel Aviv. Les peuples de la région savent surtout, depuis la Révolution islamique d’Iran et les victoires politiques et militaires du Hezbollah et du Hamas, que non seulement la Résistance au sionisme est possible, mais qu’elle est leur seule voie de survie face à un ennemi qui ne connait que la force et la volonté de domination. Enfin, ajoutons qu’ils savent aussi que le gouvernement français actuel n’est plus celui du Général de Gaulle, mais un pouvoir totalement inféodé à Tel Aviv et à son lobby en France : le CRIF (Conseil Représentatif d'Israël en France). Ils savent que de plus en plus de Français et de citoyens de l’Union européenne n’ont aucune envie d’être complices de la politique israélienne, et de se voir entraînés dans une guerre qui non seulement n’est pas la leur, mais surtout est totalement immorale.

Pour notre part, nous savons qu’en France de nombreux amis sincères de la cause palestinienne sont encore trompés par la théorie des « deux États démocratiques vivant côte-à-côte ». Cette théorie n’est qu’une illusion soigneusement entretenue par le sionisme et ses complices afin de diviser le peuple palestinien ainsi que ses amis en France. Mais la réalité, la dure réalité, est toujours la meilleure école de la vie. Cela s’applique également au combat politique, et nous sommes convaincus que, très prochainement, les vrais amis du peuple palestinien seront tous rassemblés dans le combat contre le sionisme…

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
URL : www.partiantisioniste.com/articles/874

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