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dimanche 25 septembre 2011

Pétrole : Le nerf de la guerre libyenne…


Pétrole : Le nerf de la guerre libyenne…

Selon certaines sources diplomatiques, le gouvernement britannique aurait mis en place il y a plusieurs mois une cellule secrète destinée à tarir l'approvisionnement en pétrole des troupes loyales au colonel libyen Mouammar Kadhafi, et à sécuriser celui destiné aux rebelles.

La « Cellule pétrole de Libye », composée d'une poignée de fonctionnaires, de ministres et de militaires, a été établie au ministère britannique des Affaires étrangères, selon la radio BBC qui a révélé l'information. Elle a été créée sur proposition du secrétaire d'État anglais chargé du Développement international, Alan Duncan, qui a convaincu en avril le Premier ministre David Cameron qu'une partie de la solution au conflit en Libye était le pétrole. Dans le passé, M. Duncan a travaillé pour la société pétrolière suisse Vitol et a persuadé M. Cameron que les rebelles viendraient à bout du colonel Kadhafi s'ils disposaient de suffisamment de pétrole, et si le dirigeant libyen en était privé.

« Le pétrole jouait un rôle très important dans la machine militaire de guerre de Kadhafi » a déclaré une source britannique diplomatique. La stratégie du gouvernement britannique, qui participe aux opérations militaires de l'Otan en Libye depuis six mois, était d'accroître la pression sur le régime libyen « dans tous les domaines, […] diplomatique, politique et économique ». La « Cellule pétrole de Libye » faisait partie d'une approche multiforme de la part du gouvernement : « Si vous n'avez pas le pétrole, vous ne pouvez pas gagner la guerre. Donc, notre but était d'affamer l'ouest de la Libye en pétrole, alors aux mains des forces loyales au colonel Kadhafi, et nous assurer que les rebelles puissent continuer [à combattre] », a expliqué cette même source proche du gouvernement anglais. Et elle conclut : « Kadhafi avait beaucoup de pétrole brut mais il ne pouvait pas le raffiner. Il dépendait donc du pétrole importé, et nous avons coupé ce robinet ».

La cellule a fourni des informations à l’Otan pour bloquer le port de Zawiyah, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, afin d'empêcher l'approvisionnement en pétrole du régime Kadhafi, d’après la radio BBC. Elle a également localisé des routes empruntées par des trafiquants pour obtenir du carburant depuis la Tunisie et l'Algérie, pour l'armée libyenne. Par ailleurs, la cellule pétrole a encouragé des négociants en pétrole basés à Londres à vendre du pétrole aux rebelles à Benghazi, dans l'est de la Libye, en essayant de minimiser les risques liés au paiement, toujours selon la radio BBC.

Les sanctions de l'Union européenne prises contre des sociétés pétrolières et des ports libyens, dès le début du conflit en février, ont rendu difficile l'approvisionnement en pétrole de la Libye. Bruxelles a levé vendredi 2 septembre ses sanctions à l'encontre de vingt-huit « entités économiques » libyennes, dont six ports, treize sociétés du secteur énergétique, ainsi que des banques. Cela afin d'aider au redémarrage de l'économie du pays, a souligné la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton.

Les informations sur la cellule secrète du gouvernement britannique ont été révélées le jour où la communauté internationale se retrouvait à Paris pour engager la transition démocratique de la « Libye libre » (vendredi 2 septembre 2011). Pour sa part, le représentant en Grande-Bretagne du Conseil national de transition libyen (CNT), Guma al-Gamaty, a assuré que « le secteur du pétrole sera géré de manière transparente, et les contrats seront accordés sur la base du mérite et non par favoritisme politique ».

Cependant, le CNT avait promis d'attribuer à la France 35% du pétrole brut de la Libye en échange de la reconnaissance par Paris de sa légitimité, rapportait jeudi 1er septembre Libération. Le quotidien reproduit une lettre du CNT, rédigée en arabe, et adressée selon lui au cabinet de l'émir du Qatar, avec copie au secrétaire général de la Ligue arabe. Daté du 3 avril 2011, soit moins de trois semaines après l'adoption à l'ONU de la résolution 1973 ouvrant la voie à une intervention militaire de l'Otan contre le régime de Mouammar Kadhafi, le document évoque un « accord attribuant 35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre Conseil ».

A la question de savoir s'il y avait eu des pressions sur le CNT de la part des gouvernements britannique ou français pour obtenir des contrats sur l'exploitation du pétrole libyen, M. Guma al-Gamaty a répondu : « aucune, pas la moindre »…

URL : www.partiantisioniste.com/articles/876

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