
Affaire Hariri : Le Hezbollah démontre les liens entre le Tribunal Spécial (ONU), la CIA et Israël !
Le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, s’est opposé à l'arrestation par le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), de quatre personnes accusées de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafiq Hariri. « Ce tribunal est pour nous un pur produit israélo-américain. C’est pourquoi, nous en rejetons tous les verdicts et accusations que nous estimons nuls et non avenus. Aucune force ne pourra arrêter ceux qui sont mentionnés dans l'acte d'accusation. […] Il ne sera pas possible de les arrêter ni dans 30 jours, ni dans 30 ans, ni même dans 300 ans. », a déclaré Hassan Nasrallah, dans un discours de plus d'une heure retransmis en direct par la télévision libanaise Al-Manar. Documents et vidéos à l’appui, il a mis en évidence la corruption des enquêteurs et leurs liaisons avec des services de renseignements étrangers, notamment la CIA. Il a révélé le transfert de 97 ordinateurs vers l’entité sioniste et a écarté toute possibilité d’une nouvelle guerre civile ou des affrontements entre musulmans sunnites et chiites.
Hassan Nasrallah est intervenu suite à la publication de l’acte d’accusation contre des membres ayant un passé honorable dans la Résistance contre l’occupation israélienne au Liban. La remise de l’acte d’accusation au procureur libanais est une nouvelle étape dans un long processus qui a commencé le 15 août 2006, avec un article du quotidien français Le Figaro accusant le Hezbollah d’être derrière l’assassinat de Rafiq Hariri. La divulgation de cette version attendait l’issue de la guerre de juillet 2006. Comme elle a abouti à une défaite israélienne, il a été décidé de déclencher une vaste campagne pour dénigrer le Hezbollah. L’enquête a d’abord été dirigée contre la Syrie pour ensuite arrêter quatre généraux, avant d’en arriver au Hezbollah. L’objectif du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) est de ternir l’image de la Résistance et semer la division entre sunnites et chiites au Liban.
L’une des problématiques soulevée est que toute l’enquête n’est basée que sur une seule hypothèse, celle mettant en cause la Syrie, les généraux et le Hezbollah. Pourquoi n’a-t-on pas pris en compte la possible implication israélienne dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre ? Nasrallah a présenté la piste israélienne à partir d’une série d’indices et de présomptions, comme la présence d’espions et d’avions israéliens au-dessus de l’hôtel Saint-Georges, lieu de l’attentat. Mais, ni le procureur Bellemare, ni quiconque affirmant vouloir la vérité ne s’en est soucié ! Le procureur général du Tribunal s’est contenté d’une copie de la conférence tenue par Seyyed Nasrallah. Bellemare a dit s’être basé sur des preuves indirectes faute de preuves directes, alors que celles présentées par le Hezbollah et qui sont crédibles aux yeux de nombreux juges libanais et internationaux, ont été rejetées. Au lieu d’interroger les Israéliens, le procureur a coopéré avec eux !
En réalité, le TSL a été créé pour des raisons politiques, alors il lui est interdit de mener la moindre enquête en « Israël » ! En revanche, selon les déclarations du premier président de la Commission d’enquête (le juge Detliv Meliss) faite au journal Le Figaro en 2005, le TSL est autorisé à prendre des informations auprès de l’entité sioniste et de coopérer avec elle. Son adjoint Lehman a, lui aussi, reconnu qu'il y avait une collaboration avec « Israël ».
Peu après le début du travail du TSL, les enquêteurs et les équipements de la commission d’enquête ont été évacués du Liban depuis l’aéroport de Beyrouth. Ensuite, 97 ordinateurs ont été transférés vers Israël (alors qu’il est l’un des pays les plus développés au niveau technologique). La chaîne Al-Manar a, lors de la conférence donnée par Hassan Nasrallah, diffusé un document signé par les services douaniers israéliens et confirmant le transfert vers l'entité sioniste de 97 ordinateurs liés à l’enquête.
Un tribunal international a pour mission de rendre justice or les experts, officiers et conseillers qui ont participé à l’enquête étaient hostiles à la Résistance libanaise et avaient des liens avec la CIA. L’un des conseillers du procureur, un haut officier de la CIA, a travaillé 15 ans contre le Hezbollah et a participé au massacre de Bir-Abed en 1984 qui visait le défunt Seyyed Mohammad Hussein Fadlallah, et a coûté la vie à près de cent personnes. Nick Caldas, australien, ancien responsable des investigations au sein de la commission d’enquête internationale, est lié à la CIA et a travaillé pour les Etats-Unis en 2004 en Irak. Michael Taylor, britannique, responsable de l’enquête du TSL depuis 2010, est un ancien chef des services de renseignements britanniques et est spécialisé dans la lutte contre le « terrorisme islamique ». Doreid Bouchrawi, libano-français, est un conseiller juridique dans le TSL et est connu pour ses positions hostiles au Hezbollah et son rôle dans les faux-témoins. Robert Baer, un des officiers de la CIA, expert des mouvements islamiques, a été envoyé au Liban pour traquer Imad Moughnié, l’un des dirigeants de la Résistance. Dans une interview avec une chaîne arabe, il a avoué avoir travaillé près de 15 ans pour le kidnapper. En 1985, il a participé à l’assassinat de Seyyed Fadlallah, tuant et blessant plus de 300 personnes.
La question est de savoir si cette équipe est compétente pour l’enquête alors que certains d’entre eux sont des assassins ou des espions, et que la plupart collaborent avec la CIA. Comment une telle équipe pourrait accepter la possible implication d’Israël ?
Les enquêteurs étaient non seulement partiaux mais ils étaient aussi corrompus. En témoigne une vidéo qui montre le vice-président de la commission d’enquête Gerhard Lehman, en train d’accepter de l’argent en échange de documents liés au TSL. Par la suite, c’est Lehman lui-même qui contactait certaines parties pour leur proposer d’acheter d’autres pièces du dossier parce qu’il avait besoin de plus d’argent. Par ailleurs, le procureur Bellemare a personnellement travaillé à la levée des poursuites par Interpol de Mohammad Zouhair Siddiq, le fameux faux-témoin. Le président du Tribunal, Antonio Cassesse, est un grand ami d’Israël selon l’un de ses amis. En 2006, il envoie une lettre adressé aux autorités israéliennes dans laquelle il affirme qu’Israël est un pays qui respecte les droits de l’Homme et est la seule démocratie dans la région. Il reconnaît l’occupation de Gaza par Israël, mais estime que les Gazaouis ont eu recours à la violence et au terrorisme. Il est vrai, comme le souligne Seyyed Hassan Nasrallah, que les 11000 détenus par Israël, les massacres israéliens commis au Liban et ailleurs font partie du respect des droits de l’Homme ! Comment se fait-il alors, que ce grand ami d’Israël se retrouve à la tête du TSL ?
Le secrétaire général du Hezbollah a terminé sa conférence en conseillant aux Libanais de ne pas écouter les appels de certains hommes politiques à la division entre chrétiens et musulmans, sunnites et chiites, affirmant qu’il n’y aura pas de guerre civile.
http://www.partiantisioniste.com/actualites/affaire-hariri-le-hezbollah-demontre-les-liens-entre-le-tribunal-special-onu-la-cia-et-israel-0797.html
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