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samedi 6 août 2011

Flottille « Free Gaza 2 » : Israël intercepte le bateau français !


Flottille « Free Gaza 2 » : Israël intercepte le bateau français !

Ce mardi 19 juillet, la marine israélienne a pris le contrôle du navire français « Dignité Al-Karama », alors qu'il tentait de briser le blocus maritime sioniste de Gaza. « Après avoir épuisé tous les canaux diplomatiques, et que des appels répétés au navire aient été ignorés, les marins israéliens ont abordé le bateau Dignité Al-Karama afin de l'empêcher de briser le blocus maritime de sécurité autour de la bande de Gaza », a déclaré l'armée d'occupation israélienne dans un communiqué.

« A la suite du refus des passagers de se rendre au port d'Ashdod [dans le sud de l’entité sioniste, ndlr], il est devenu inévitable d'aborder le navire et de le conduire à Ashdod », indiquait l'armée d'occupation. La veille, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon avait averti : « si ce bateau tente une action provocante, nous l'intercepterons ». Selon le site internet israélien YnetNews, le chef d'état-major de Tsahal, Benny Gantz, a donné l'ordre d'aborder le navire français suite à son refus de changer de cap. Avant l'abordage, le bateau avait été encerclé dans la matinée par plusieurs bâtiments de la marine israélienne. « Le bateau est entouré par au moins trois navires israéliens, et depuis 09h06 heure de Paris (07h06 GMT) toutes les communications sont brouillées, nous ne pouvons plus communiquer avec eux [les militants à bord du bateau, ndlr], ni par téléphone ni par internet », a déclaré Julien Rivoire, l’un des porte-parole de la délégation française.

« Depuis 08h30 heure de Paris (06H30 GMT), plusieurs bateaux militaires israéliens entouraient le Dignité Al-Karama, alors que celui-ci se trouvait dans les eaux internationales à 40 miles de Gaza. 45 minutes plus tard, l'ensemble des communications était coupé. […] Il s'agit d'un acte de censure militaire, qui montre la logique choisie et qui viole la liberté de communication et d'information », ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.

La France a appelé mardi l’entité sioniste à la « mesure » et à la « responsabilité » vis-à-vis des occupants du Dignité Al-Karama. « Nous avons indiqué, depuis plusieurs jours, aux autorités israéliennes que si ce bateau français venait à tenter de forcer le blocus et que les autorités israéliennes décidaient de le stopper, nous attendons de ces dernières qu'elles agissent avec responsabilité et mesure, respectent tous les droits de nos ressortissants et permettent leur prompt retour en France », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. « L'ambassadeur de France en Israël a fait passer ce message hier et ce matin au conseiller national pour la sécurité et au ministère des Affaires étrangères israélien. Nous avons fait de même ce matin auprès de l'ambassadeur d'Israël en France », a ajouté M. Valero.

« Le Dignité Al-Karama transporte 16 passagers de six nationalités, non armés et non violents. Ce petit poucet de la flottille ne constitue en aucune façon une menace », avaient indiqué les organisateurs, exprimant leur « inquiétude au vue des menaces proférées par Israël contre la flottille ». Julien Rivoire avait auparavant signalé que le bateau voguait « lentement » vers la bande de Gaza, où il était censé arriver à la mi-journée. Les 16 militants à bord du navire avaient, pour leur part, transmis des messages en français et en anglais par l'intermédiaire du réseau social Twitter, précisant qu'ils avaient interrompu la navigation pendant la nuit : « On s'est fait un peu propre pour l'arrivée. Le moral est comme le ciel et la mer, au beau fixe. Gaza, c'est parti. Restez attentifs ».

Le navire français, intercepté une première fois par les garde-côtes grecs le 7 juillet, avait quitté la petite île de Kastellorizo le dimanche 10 juillet, appareillant officiellement pour le port égyptien d'Alexandrie. Mais, selon les organisateurs, son véritable objectif était d'atteindre la bande de Gaza. Les neuf autres bateaux qui composaient initialement la flottille, avec à leur bord 300 militants venus de 22 pays, n'avaient pas été autorisés à quitter la Grèce. Athènes avait justifié cette interdiction par la « sécurité des militants », suite à l’assaut mené le 31 mai 2010 par la marine israélienne sur la précédente flottille pour Gaza, et qui avait provoqué la mort de neuf humanitaires turcs.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/flottille-free-gaza-2-israel-intercepte-le-navire-francais-0807.html

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