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mardi 10 avril 2012

Nucléaire : « L’Iran ne menace personne ! » (Hans Blix, ex-chef de l’AIEA)


Nucléaire : « L’Iran ne menace personne ! » (Hans Blix, ex-chef de l’AIEA)

Hans Blix, ancien Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), met en doute l'authenticité des données sur l'Iran transmises par les Etats-Unis et l’entité sioniste. « L'AIEA doit être prudente quant aux informations sur le programme nucléaire iranien qui reposent essentiellement sur les données d'Israël et des Etats-Unis », a déclaré M. Blix, dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al-Jazzera. Il ajoute : « Les Israéliens disent depuis de nombreuses années que l'Iran va mettre au point une bombe nucléaire sans pour autant pouvoir fournir des preuves ».

En novembre 2011, Hans Blix s’était fortement opposé à toute attaque militaire contre l’Iran : « L’Iran ne menace personne. Ils n’ont aucun antécédent historique en terme d’agression, ni d’expansion. Ils ont énormément souffert au cours de la guerre contre l’Irak, pendant longtemps. Il n’existe par conséquent aucun signe d’agression ».

Le journal britannique The Guardian a appelé l’actuel chef de l’AIEA, Yukiya Amano, à ne pas emboîter le pas aux politiques des Etats occidentaux envers l’Iran. Dans son édition du vendredi 23 mars 2012, le quotidien britannique a critiqué les politiques adoptées par l’AIEA vis-à-vis de Téhéran et a accusé M. Amano de faire preuve d’une partialité exagérée en faveur l’Occident en ce qui concerne le dossier nucléaire iranien.

Robert Kelly, scientifique américain, en tête de la délégation envoyée par l’AIEA en Irak, a confié au Guardian que les chancelleries occidentales étaient sur le point de commettre envers Téhéran les mêmes erreurs qu’elles avaient déjà commises en Irak.

Hans Blix a pour sa part déclaré au Guardian : « Il existe une grande différence entre renseignements et allégations, et documents confirmés. Une agence crédible [AIEA, ndlr] doit s’assurer que ses conclusions ne se basent pas sur des informations non confirmées ».

The Guardian reproche à Yukiya Amano d’avoir aggravé la crise et la confrontation entre l’Occident et l’Iran depuis qu’il est au pouvoir. Il lui reproche d’être derrière l’escalade de langage qui menace de frappes militaires l’Iran s’il ne suspend pas son programme nucléaire. En effet, ses rapports servent plutôt à justifier l’attitude non-conventionnelle des Etats-Unis et de l’Union européenne vis-à-vis de l’Iran. Instrumentalisant les rapports d’Amano, les chancelleries occidentales ont perturbé le processus du commerce mondial à travers leur train de sanctions anti-iranien, notamment à propos de l’énergie.

Hans Blix appelle l'Occident à renoncer aux menaces contre l'Iran, à soutenir sa demande d'admission à l'Organisation mondiale du commerce et à coopérer avec lui dans le domaine du nucléaire pacifique. « Le bombardement des installations nucléaires iraniennes serait plus une catastrophe qu’une solution », a-t-il déclaré. L’Iran ne restera pas les bras croisés suite au déclenchement d’une guerre dans le golfe Persique. M. Blix ajoute que « l’augmentation du prix du pétrole et du gaz, ainsi qu’une crise économique seront les moindres des répercussions engendrées par l'option militaire ».

Même si l’offensive médiatique occidentalo-sioniste (Tel Aviv / Washington / Paris) contre la République islamique d’Iran et ses institutions se poursuit, afin de renverser son gouvernement légitime par une de ces fameuses révolutions de couleur déjà expérimentées contre d’autres nations, de plus en plus de voix (dont celle du Parti Anti Sioniste) s’élèvent pour crier à l’injustice dans le traitement du nucléaire iranien et pour empêcher la guerre…

Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/1077

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